Mercredi 23 septembre 2009
Un
mercredi après midi de RTT, un soleil et une chaleur estivale, de quoi profiter de sa terrasse, des pavés chauffés au soleil avec un café, puis lire au jardin en regardant le soleil petit à petit
disparaître... je n’ai pas pensé à Joe Dassin ( juste un court instant
et en image son
regard....ce qui calme bien vite toute ardeur ) puis après, , un air des Beatles et la vie qui semble parfois bien belle et simple. Une envie d’appuyer sur pause, mais cette touche là n’existe pas,
alors let the life goes
Dimanche 20 septembre 2009
Alors, une conclusion.... conclusion d’une semaine dans l’oeuvre Jean Paul Kauffmann... Y en a t-il une
finalement ? Pas une conclusion mais un sentiment. Sa raison sociale « d’ex otage » , raison sociale qu’il réfute, ou tout du moins dans laquelle il ne veut pas être renfermé, reste
quand même dans un coin de notre ( de mon ?) cerveau .. Et les choix des sujets de ses différents livres ne contredit pas cette image mais la renforce. Car Jean Paul Kauffmann n’avait publié
aucun livre avant sa détention . Son premier livre publié fut sur l’arche des Kerguelen, paysage lunaire, au bou du monde, sans personne, un no man’s land qui pourrait très bien représenté
l’aridité de l’âme et du corps face à la détention. Ensuite Napoléon, un prisonnier ( un otage ?), bloqué dans un environnement clos... Enfin cette lutte avec l’ange, livre où finalement Jean
Paul Kauffmann se livre le plus et on repense alors au vin retrouvé, à sa promesse d’homme au bout de quelque chose. Puis vint enfin la maison du retour qui chronologiquement venait en
premier ( la maison landaise est évoquée dans l’arche des Kerguelen, soit bien longtemps avant qu’elle devienne sujet principal ), cette maison du retour symbolisant peut être un homme revenu sur
le rivage de la vie et dont l’environnement est avec lui et pas contre lui. Enfin Courlande, où la base vient d’un souvenir d’amour de jeunesse, un homme apaisé...
Mais il ne faut pas oublié qu’il y a aussi un style Kauffmann, style qui s’est ciselé au cours des livres, une écriture mélancolique, qui prend son temps et qui évoque autant le regard que les
goûts et les odeurs. Un style et une méthode de travail qui ravit le lecteur, car finalement Jean Paul Kauffmann, c’est le commissaire Maigret, un homme qui voit derrière les apparences, et qui
prends son temps, qui laisse le temps venir à lui pour aller plus loin, franchir le rideau de la première impression, du faux semblant, alors que lui il ne dévoile que peu de choses
finalement
Par Bartllebooth
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Vendredi 18 septembre 2009
Publié le 04/05/2007, je remonte cette notule pour continuer cette marche chronologique dans l'oeuvre de jean
paul Kauffmman. je laisse la notule telle quelle, mes reflexions à postériori viendront en conclusion de cettes semaine.
Sublime…voilà j’ai fini, je n’ai rien d’autre à dire…bon d’accord, c’est un peu court jeune homme comme dirait Cyrano. Tout le monde connaît l’histoire de
Jean Paul Kauffmann, les 3 ans qu’il a passé au Liban comme otage. Ce livre parle de son retour et de sa tentative pour réapprendre à vivre. En fait il ne réapprend pas, il tente de vivre avec
c’est tout. A son retour, l’auteur a donc décidé d’acquérir cette maison et l’histoire de la réhabilitation de la maison se confond avec la reconstruction de son âme. Jean Paul Kauffmann
avance pudiquement sur ce terrain en biaisant, en passant par les chemins de traverse, tout n’est que métaphore limpide. L’écriture est douce et pudique, on se font dans les mots (maux ?) de
l’auteur. Amateur de vins, tout dans son cheminement n’est qu’odeur et nature. Les lectures des géorgique l’apaisent et nous donnent envie
de nous y plonger nous aussi. C’est beau simple, magnifique. On pense à Mario Rigoni Stern,
cet immense écrivain italien qui écrit avec ce mélange d’attachement et de détachement au monde et à une parcelle de terre qui permet d’embrasser le monde et de
l’aimer.
Par BARTLLEBOOTH
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Mercredi 16 septembre 2009
C’est un livre moite et vénéneux, fait du vide d’un lieu rempli d’une histoire et d’un homme dont ce lieu ne sut jamais que faire.
St Hélène, si (presque) tout le monde sait que c’est l’île où mourut en exil Napoléon Bonaparte , la situer devient plus compliqué. Nous pouvons faire l’erreur de la confondre avec l’ île d’Elbe,
lieu du premier exil de l’empereur, mais même cette erreur réparée où est cette île, où est ce lieu dont les découvreurs portugais avaient même à dessein donner une mauvais position au milieu
de l’océan atlantique.
Elle est donc nulle part cette île, inabordable ou presque, peuplée d’anglais vivant plus ou moins des subsides de sa majesté, où seul les rotations du bateau l’abordant rompent la monotonie d’un
vase clos, mi tropical mi atlantique au climat changeant et déstabilisant.
Jean Paul Kauffmann y a donc passé 10 jours ( le temps de rotation du bateau), cherchant les traces de notre corse déchu dans la résidence où il (sur)vécut et mourut ( fut assassiné ?). On suit
Jean Paul Kauffmann dans ses pérégrinations dans la résidence, dans l’île où il fait des connaissances si ce n’est cocasses au minimum étranges. On le suit sur les pas des dernières années de
la vie de l’empereur en se référant aux différents témoignages que sa « suite » à laissé. On découvre un homme au bout d’une vie, échouée sans doute, vivant d’un passé grandiose et d’un
quotidien de prisonnier à ciel (et à terrain) ouvert.
L’écriture de Jean Paul Kauffmann est comme à son habitude, épurée, discrète, toujours à la limite de la mélancolie, avec un rythme parfais dans un calme d’apparence. On retrouve l’amateur de goût,
d’odeurs de saveurs, qui font ce que la vie est et qui en montrent parfois plus que les mots.
A t-il percé le mystère de St hellène de Napoléon ? Oui et non il a percé un mystère mais j’ai le sentiment que ce mystère est plus à l’intérieur de lui, qu’importe le lieu.
Par Bartllebooth
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