Dimanche 16 août 2009
Nous sommes Dimanche et vois lisez devant vos yeux l’écriture d’un Bartllebooth... seul.... Provisoirement. Mme est partie ce matin récupérer les jumelles Bartllebooth et en profite pour prendre une semaine de congés supplémentaire. Je ne la rejoindrai que la semaine prochaine, devant pour ma part aller au travail... une semaine seul, en célibataire... pouf pouf... La maison semble bien vide cet après midi car des amis nous avaient rejoins samedi avec leurs 3 enfants. Après un début de soirée au château d’Amboise, retour pour un dîner plus que parfait dans la chaleur déclinante du soir (  salade de tomates  à la chantilly au basilic, brochettes marinées, Kouign aman et parfait baulois.)
Tout le monde est partie en 10 minutes, de pleine de vie, la maison n’est que pleine de ma personne, moment que l’on fait toujours mine d’attendre et qui quand il arrive est tout de même déstabilisant... Du temps pour moi à ne savoir qu’en faire, du coup on veut faire tellement de choses qu’on ne fait finalement pas grand chose.... le paradoxe de l’humain qui a du mal à se contenter de ce qu’il a et qui quand cela change regrette ce qu’il avait avant. Je vous laisse avec des photos du château d’Amboise




Par Bartllebooth - Publié dans : IN THE MOOD FOR SIMPLE PLEASURES
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Samedi 15 août 2009

Offert par une amie, c’est un livre léger que ce mensonge sur le divan. Soit un psy qui décide de changer de méthode pour soigner (guérir ?) ses patients, une femme vengeresse, des personnages qui, s’ils n’ont pas que des choses à cacher, omettent d’en dire d’autres, et surtout qui sommes ils sont réellements.

Un poil trop long à mon goût, plutôt verbeux comme savent l’être les auteurs américains, le livre souffre de rythme dans son premier tiers avant de prendre une vitesse de croisière acceptable mais somme toute banale. Il y a des situations causasses, on sourit, on se pose quelques questions mais cela n’a rien d’un chef d’œuvre. Par contre si vous  voulez passer un moment pas trop prise de tête, un livre facile d’accès, ce livre tient bien ce rôle là.
Par Bartllebooth - Publié dans : IN THE MOOD FOR BOOKS
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Vendredi 14 août 2009


Par Bartllebooth - Publié dans : IN THE MOOD FOR PEANUTS
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Mercredi 12 août 2009
Peut on tomber amoureux, comme cela en une seconde, un souffle, un son  ? Bonne question n’est il pas ?
J’avais tourné autour d’elle depuis un moment, l’évitant finalement du fait d’une comparaison avec la fade Norah Jones ou la consensuelle Diana Krall (que j’aime bien). Peut être aussi que mon snobisme de pacotille me faisait me méfier de l’évidence, des louanges.
Mais le sublime on ne peut l‘éviter; il vient vers vous à un moment ou à un autre. C’était hier soir, je l’ai finalement écouté cet album encensé, My one and only Thrill... Melody Gardot... que dire ? rien et tout,  voluptueux classieux, une voix qui n’a même pas besoin d’être poussée, juste susurrée, quelques instruments caressés, des cordes parfois, et là, le son dont je parlais au départ, le son de cette voix vous envoûte, vous rend amoureux, dépendant ... Je comprends pourquoi tout le monde est à ses pieds, c’est une sorcière, elle vous ensorcelle,  pieds et poings liés, âme damné, je rejoins la secte des adorateurs de Melody...le plus doux des supplices.
Par Bartllebooth - Publié dans : IN THE MOOD FOR SOUNDS
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Mardi 11 août 2009

C’est un livre noir….publié dans la série noir, vous me direz, quoi de plus normal, n’empêche que des livres de cette noirceur, il n’y en à pas tant que cela, aussi abouti.

 Caryl Férey, l’auteur, comme son nom ne l’indique pas de prime abord est français, et l’action se passe elle en Afrique du Sud. Pas une Afrique du Sud de carte postale, pas celle que l’on tente de nous vendre pour la prochaine coupe du monde de football, mais un pays en crise avec son passé dont elle ne s’est pas encore débarrassée , du coup un présent qui ne peut être apaisé et un futur plus qu'incertain. On suit donc un petit groupe de policiers dirigé par un zoulou dont le passé personnel ne cesse de le hanter  (caractéristique de la plupart des personnages du livre et de nous tous parfois , nous avons tous nos valises à porter, qui nous coupent les bras) enquêtant au départ sur le meurtre d’une jeune étudiante blanche et qui va au cours de cette enquête découvrir quelque chose de bien plus sombre et large qu’un simple meurtre.

On pense à Ellroy parfois, ce coté sans retour, violent. Il n’y a pas de lumière dans ce livre que de l’ombre et du noir. Il est très bien écrit, sans trop d’effets, mais pas neutre non plus, sur un fil de rasoir imaginaire. Une fois terminé, il vous laisse presque KO, car pas (ou peu) d’espoir, juste un désert de terre et d’âmes brulées. Je suis sur de deux choses, l’office du tourisme d’Afrique du Sud ne ferra pas de la publicité pour ce livre, mais on tient par contre un sacré  bon romancier de romans noirs
Par Bartllebooth - Publié dans : IN THE MOOD FOR BOOKS
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Lundi 10 août 2009
Une semaine après mon anniversaire, voici la moisson de cette année.

La suite de la publication de l’intégrale dans l’ordre original de publication de Charles Schultz, Snoopy et les peanuts, oeuvre indispensable de la bande dessinée, ces 4 dessins par jours, ces haïkus de la pensée humaine, la cruauté de l’homme, le désespoir optimiste de l’auteur, me voici donc avec les années 61 62 63 64. Débuté en 1950, l’oeuvre s’éteindra avec l’auteur à l’orée des années 2000, soit 25 livres en tout à publier, j’ai les 7 premiers, vivement la suite à un rythme de 2 par  an, quelques années encore...

Un porte bouteille design, et avec les cadeaux suivants, je me demande si je ne plâne pas vers  l'alcoolisme...

4 Whiskys. 2 écossais ( traditionnel) avec un Dalhwinnie ( parfait en apéritif)et un Oban ( lui plus subtil, terreux et iodé). Mais comme la méthode de fabrication du whisky ne se limite pas à l’ Écosse,  deux autres plus exotiques. Un Eddu,  qui a la particularité de venir de Bretagne. Fait à partir de Blé noir, il est étonnant très floral, très souple. Enfin, voyageons de l’autre coté de la planète, au pays du soleil levant, le Japon. Longtemps producteur d’un whisky de base, depuis quelques années des distilleries font de produits de qualité dont ce Yoichi, étonnamment puissant, fumé et long en bouche. Tirant à 45°, une petite goutte d'eau et merci mon dieu pour ces instants de plaisir . Cers 4 bouteilles vont  me rendre heureux certains soirs, mais avec modération bien évidemment...
Par Bartllebooth - Publié dans : IN THE MOOD FOR SIMPLE PLEASURES
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Samedi 8 août 2009
Et je me suis donc rendu au premier match de la saison aux rives du cher. Premier match de la saison régulière. Il faisait beau (mais cela ne sentait pas le sable chaud), un jeu vidéo aurait dit un temps idéal pour un jeu idéal.... Sauf que ce fut Nîmes en face... Et un 0-0 à l’arrivée
Nîmes a inventé un nouveau style de jeu, le « non jeu » soit attendre que cela se passe, tenter de mettre le maximum de joueurs de sa propre équipe dans sa propre surface de réparation ( record du monde battu je crois) et si sur un malentendu cela peut marcher (en football cela s’appelle un contre, au cinéma une Jean Claude Duss), tenter  sans trop se découvrir de marquer... Heureusement Tours a elle tenté de jouer, ce qui fait le charme des ciels et noirs ( joli nouveau maillot d’ailleurs). En vain, hélas comme si la fille a draguer était inaccessible mais qui ne tente rien n’a rien... Par contre avec cette ambition de jeu intacte, il y aura de bons moments.
Après le supporter de base pourra râler sur l’arbitrage (c’est tentant ), mais ce n’est qu’un débat qui ne change jamais le résultat entériné donc inutile, sur quelques maladresses de certains joueurs locaux, mais ce n’est que le premier match, supporter (air) se prononce aussi supporter, il faut donc encourager l’équipe, et  ne pas juger de suite.   On pourrait (presque ) rire sur l’expulsion stupide du jouer censé être le plus expérimenté  de la bande, mais inch ’allah, le passé est derrière, seul la suite compte.

  Une bonne soirée finalement, frustrante par le résultat, plaisante par le jeu des locaux. Le football n’est qu’un jeu, Tours la bien compris et c’est comme cela qu’elle fera venir les gens au stade.
Par Bartllebooth - Publié dans : IN THE MOOD FOR REPORTING
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Mardi 4 août 2009
On se plaint souvent de nos métiers, ce stress, cette pression mais que dire d’un gendarme au Mont St Michel.... Il doit contempler impuissant la montée des eaux, sachant son pouvoir annihilé par cette force de la nature dont il ne peut rien contrôler... Il   contemple donc ces eaux,  il est  peut être  même prisonnier de son fort ?  sur une île momentanée alors que la horde de touriste continue d’avancer , peut être encore plus vite que la marée, que ce cheval au galop fantomatique... un être impuissant dans un lieu si puissant, cela doit être cela être gendarme au Mont St Michel
Par Bartllebooth - Publié dans : IN THE MOOD FOR REPORTING
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Lundi 3 août 2009
C’est une rencontre littéraire 17 ans après une rencontre physique lors d’une conférence à la bibliothèque de Tours. Pierre Michon. Pourquoi me direz vous aller à une conférence d’un écrivain dont je n’avais rien lu ? Eh bien j’avais suivi une amie à l’époque, elle m’ayant dit que  cela aurait pu m’intéresser. Elle ne croyait pas si bien dire, même si j’ai mis du temps à le découvrir... 17 ans, une broutille dans une vie. Bon, avouons le, à l’époque elle m’aurait demandé de l’accompagner à une conférence de Guillaume Musso  Marc Lévy ou un concert d’André Rieu  j’aurai suivi rien que pour le plaisir d’être avec elle....
 Me voilà donc dans ma librairie, je vois le livre de Pierre Michon, souvenirs de l’amie ( de la conférence je n’en ai qu’un, un homme posant une question en se referant à Télérama,  et une partie de l’assemblée se gaussant discrètement avec un snobisme nauséabond, snobisme dont je fais preuve aussi parfois, on est toujours le con de quelque un mais aussi le snob d‘un autre), et achat immédiat.
C’est livre court, 120 pages environ , sur un tableau, peint pendant la révolution, tableau qualifié de cène laïque par Michelet  des années plus tard. Pierre Michon recherche donc  avec ce court récit (roman ? Rêverie ? ) la gangue de cette oeuvre, un pourquoi et un comment mi imaginaire, mi enquête, fait de suppositions  allant de la famille du peintre à la commande finale. Au moment d’écrire ces lignes, je ne sais même pas si je le connais ce tableau, pas de net à disposition... il est au Louvre, mais je ne pense  pas l’avoir déjà vu, et sinon Pierre Michon me l’aura représenté parfaitement dans l’idée, dans le sentiment.

Il m’a fallu quelques pages pour me faire aussi bien au style qu’à une langue  et puis d’un coup, pris dans un rythme, pris dans les mots, je suis tombé subjugué.  L’écriture est sublime, envoûtante on pense presque à un travail d’un tailleur de pierre dont le geste doit être juste , unique car toute erreur casse l’oeuvre complète. En tentant de s’approprier ce tableau ,Michon aborde autant l’universel que le minimalisme, la cruauté de l’homme, l’inégalité, les révolutions, l’amour, la peur, le désir (une demie page sublime). En peu de mot, il lâche des bombes dans votre esprit, et vous savez qu’elles ne vous blesserons pas mais vous rendrons plus humble, plus intelligent, plus humain.

Et puis ce soir avant de publier cette notule, je flâne sur le web et je me rends compte qu’heureusement que je n’ai eu cette source d’information avant , car cela aurait tout gâché... Pour ceux qui veulent lire le livre, n’allez pas plus loin.


Le tableau n’existe pas.... Magnifique conclusion, ce qu’est la littérature en définitive
Par Bartllebooth - Publié dans : IN THE MOOD FOR BOOKS
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Dimanche 2 août 2009
C’est donc un retour internetien après deux semaines d’inactivité pour cause de vacances. Le hasard faisant bien (ou mal) les choses, je suis de retour le jour de mon anniversaire, Une 37eme année de passée et prêt à débuter une 38eme. Il y a quelques années, l’espérance de vie aurait fait dire que j’étais juste au milieu du pont, la phase descendante débutant mais l’évolution montre plutôt que l’escalade vers le point culminant n’est pas encore arrivée (sauf accident de parcours que je ne  souhaite ni à moi ni à personne d’ailleurs...).
Que dire de ces deux semaines de vacances ? Méchant je dirais pluvieux car la pluie fut bien présente dans le cotentin, mais la chaleur d’un séjour familial empêche toute sinistrose., ainsi que la beauté du littoral.
 
Le cigare du vendredi fut bien fumé ( au grand dam de Madame ) et fit bien débuter les vacances sous des volutes de fumées bleutées.

 
Nous nous rendîmes bien évidemment à Poilley et le séjour fut à la hauteur de mes ( de nos ?) espérances. 3 jours de bonheur ponctués au milieu par une échappée domico-matinale au mont St Michel. Que dire de ce lieu que j’ai visité plus de quinze fois ? Et bien qu’à chaque visite je suis toujours autant estomaqué par la beauté du site, par sa magie, par l’incongruité de la présence de cette abbaye, de cette ville. Mes ennuis  de canne m’empêchèrent de gravir le mont jusqu’en haut  . Je pris place sur une terrasse en compagnie de la partie masculine de nos amis, contemplant la marée montante qui grâce à un cœfficient conséquent  permettait d’entourer le mont presque entièrement d’eau.   Je contemplais aussi tous les oiseaux du mont St Michel, picorant à droite, à gauche les restes de nourritures diverses et variées laissées par une horde de touriste. L’avantage en se rendant tôt au Mont, c’est que l’on arrive avant la horde et en partant pas trop tard dans la matinée, on contemple cette horde arriver tout en fuyant.
Le reste de la semaine fut lui ornais, à préparer les 60 ans de mon beau père et nous arrivâmes à la vitesse de la lumière à ce jour, mon anniversaire mais également dernier jour des vacances.
Demain, il faudra reprendre le boulot, ce qui permet de payer les factures.
Un bilan de ces deux semaines : du repos pour un pied hélas par encore tout à fait réparé, de bons moments des souvenirs plein la tête, des promesses pas encore concrétisées, et une pensée pour les oiseaux du Mont St Michel, volant et se nourrissant dans ce capharnaüm, mais se protégeant dans les interstices que proposent ce lieu aux mille visages, se créant une bulle de protection pour (tenter de ) vivre au mieux. Finalement, ne sommes  nous pas  tous comme ces oiseaux ?
Par Bartllebooth - Publié dans : IN THE MOOD FOR REPORTING
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