Mercredi 29 juillet 2009
Par Bartllebooth - Publié dans : DIVERS MOOD
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Vendredi 17 juillet 2009
Alors que les vacances font ami/ami avec la famille Bartllebooth dés ce soir pour 15 jours , deux choses avant de fermer (provisoirement) les portes. 

Une photo de fleurs de  lys fleuries dans le jardin. Dans l’absolu, c’est banal mais ces  fleurs furent offertes par des amis venus en Août l’an dernier profiter avec nous de notre maison (et du val de Loire). Mises en terre l‘an dernier , un an plus tard elles refleurissent alors que dans une semaine nous nous rendrons chez nos amis... Signe... pas signe... l’amitié se cultive comme un jardin, un peu de soin , d’attention,, de pensées et cela peut être beau  et simple. Je pense donc à notre visite à Poilley dans 10 jours et je suis impatient.

Deuxième signe. Pour disparaître, rien de mieux qu’un écran de fumé, et si c’est un cigare... si tout se passe bien, les valises faites ce soir, j’allumerai ce Roméo et Juliette n°2 et m’évanouirai du net derrière la fumée qui s’en dégagera... retour programmé début Août, portez vous bien en attendant, prenez soin de vous et plein de bonnes choses. A bientôt

Par Bartllebooth - Publié dans : IN THE MOOD FOR SIMPLE PLEASURES
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Jeudi 16 juillet 2009
C’est une chanson fascinante, hypnotisante... Have a nice day de Syd Matters... je me souviens de l’avoir écouté hagard, ou plutôt habité dans le jardin des plantes (narré ici ) . Ce soir mon train m’emmenant vers Amboise, la sélection aléatoire me remettait cette chanson  fascinante alors que devant mes yeux défilait une zone industrielle. Hypnotisé de nouveau , mon esprit errait alors que nous traversions la Loire, le train et moi. Quelle chance tout de même de pouvoir traverser ce fleuve deux fois par jour.

Arrivée plus prosaïque en gare d’Amboise et une décision, me débarrasser de ma canne anglaise pour l’achat d’une simple canne. Mimétisme avec ma fascination pour le Dr Gregory House.... allez savoir... la douleur de ce simple doigt de pied qui a du mal à se réparer me rappelle quand même que ce mimétisme à des débuts douloureux... Même si certains semblent en douter... La douleur, une vue de l’esprit... oui bah à ce moment là l’esprit il est vachement fort pour faire croire à quelque chose d’imaginaire... Bon il manque tout de même les flammes à ma canne pour réussir le concours du meilleur sosie du Dr House. Je vais faire un malheur avec cette canne pendant mes vacances ...

En bonus, la vidéo de Syd Matters, plutôt réussie, se croiser sans se voir, faire attention à l’autre, en devenir ou déjà là.



Par Bartllebooth - Publié dans : IN THE MOOD FOR DOUTES
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Mercredi 15 juillet 2009
Offert par ma femme, en  découvrant ce Nullarbor de David Fauquemberg, je dois avouer que je ne le connaissais pas  l’auteur, donc d’autant moins le livre. Une notification en ¼  de couverture  comme quoi ce livre avait reçu le prix  Nicolas Bouvier me donnait  un signe d’optimisme et j’imaginais même ma chère libraire et ma femme ayant cherché   le livre qui me plairait, et rayonnantes avec cette trouvaille.


Nous voici donc en Australie, suivant l’auteur/narrateur en route vers le nord, vers ce Nullarbor, où les australiens seraient des australiens, loin d’une image de ville européennes, de cette Angleterre des antipodes  . Des rencontres cocasses, une partie de pèche  (terrible)  pour financer le voyage, et une question lancinante pour le lecteur que nous sommes, que fait l’auteur/narrateur, Fuit-il ou  avance t-il ? Est ce un quête ou une chute. Il finit par arriver  dans une  (semi ?)communauté aborigène  où là il se perdra (ou se retrouvera ).

C’est superbe, concis, on ne sait plus si c’est un récit de voyage ou un roman mais qu’importe. On erre dans ce paysage intérieur et extérieur, du désert à la mangrove comme une métaphore du cerveau et de ces zones d ‘ombres et de lumière.

Et l’on repense à Nicolas Bouvier, pas le routard humaniste du chef d’oeuvre qu’est l’usage du monde, ce livre si luminaire, mais à son pendant noir, que fut le  poisson scorpion, le yin et le yang de l’âme humaine.



ma chronique du deuxième livre de David Fauquemberg Mal Tiempo
Par Bartllebooth - Publié dans : IN THE MOOD FOR BOOKS
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Mardi 14 juillet 2009
Un 14 Juillet sur un air des Smiths , une chanson qui par moment est tout et par moment n'est rien... Un version live bien dans ce qu’est devenu le Moz, allongée grandiloquente (et dans son cas un peu de poids avec les années) mais reste le texte originel qui a marqué une génération (dont moi mais en décalé comme toujours), et  qui est au delà du sublime, au delà de la vérité. Vous ne danserez pas dessus ce soir dans un bal populaire et c’est bien dommage, on pourrait s’y perdre une nuit entière dans cette  lumière qui ne s’éteint jamais....
allez en prime les deux premiers vers en italien d'un livre sur lequel je suis tombé ce jour, les connaisseurs reconnaitront, les autres chercheront et le sentiment que le hasard n'existe pas :

"Nel mezzo del cammin di nostra vita
Mi ritrovai per una selva oscura,
Ché la la diritta via era smarrita"


Par Bartllebooth - Publié dans : IN THE MOOD FOR SOUNDS
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Samedi 11 juillet 2009
C’est presque le symbole de l’instant, presque de la magie, futile et indispensable... une fleur de cactus... Pour les connaisseurs ce n’est pas forcément évident à faire fleurir un cactus, je crois même avoir lu quelque part que certaines variétés ne fleurissent que tous les 50 ans.
J’ai (la chance) d’avoir une femme qui passe beaucoup de temps à peaufiner les plantes d’intérieurs (orchidées entre autre ) et extérieures. Parfois (souvent) elle est récompensée d’un travail qui pourrait (presque) me rendre jaloux de l’attention  (de l’amour ?)qu’elle y met.
Nous voici donc un samedi matin, un cactus sorti pour l’été et deux  fleurs venues de nulle part... le lendemain elles n’étaientt déjà plus là.Captées sur un instant, disparues bien vite comme les sentiments qui nous habitent, fugaces parfois, constants à d‘autre. Le cactus pique mais peut produire ce genre de beauté... comme nous tous j’espère.

Par Bartllebooth - Publié dans : IN THE MOOD FOR SIMPLE PLEASURES
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Vendredi 10 juillet 2009
Du coup, toujours aussi peu de temps pour réfléchir et se poser. Mes trajets à béquilles et la douleur lancinante semblent  annihiler tout fond de raison. Même si l’on s’agrippe au réel avec les mains et son cerveau, ce petit bout douloureux  me fait perdre pied (si je puis dire... pouf pouf) .
Alors que faire ? se trouver une obsession pour rester sur la ligne de flottaison (pensée pour Jean Rolin edit : publié à 18H30, mon esprit après quelques verres de vouvray demi sec et en lisant des histoires à ses filles à fait tilt, la ligne de flottaison, c'est Jean Hatzfeld et le livre fut chroniqué içi...mémoire à trou chimique revenue à un niveau acceptable à 22H45 ). Cette obsession  pour la semaine en cours, c’est Elbow, j’ai donc flâné avec mes doigts de main devant la fixité de l’ordinateur et trouvé 3 autres pépites qui, si elles n’égalent pas l’effet de Mirrorball sur moi peuvent m’emmener quelques temps vers un esprit sans douleur.
Nous voici donc avec un titre plus ancien, Fugitive Motel, qui lui  emmène la quiétude dans l’inquiétude.
 The loneliness of the tower crane . Cette solitude du conducteur de grue, arrivons nous à piloter et bien diriger cette grue qu’est notre corps et notre cerveau ?La version  a été enregistré lors de la remise du Mercury prize et elle est plus que somptueuse, habitée.
 Enfin Friend of ours, chanson sur un ami disparu, disparaître un jour, hélas c’est notre lot à tous, le plus tard possible cependant, belle chanson sur le souvenir.

Par Bartllebooth - Publié dans : IN THE MOOD FOR DOUTES
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Mardi 7 juillet 2009
C’est un album que je n’ai jamais su appréhender, que je n’ai jamais pu pénétrer, malgré une multitude de tentatives. Auréolé par la critique, succès chez nos amis britanniques, pop ciselée à souhait, il avait tout pour me plaire sauf que... non... presque trop ciselé, presque trop travaillé pour moi,pas assez accessible, trop intellectuel peut être ( ce qui est un comble, moi trouver un album trop intellectuel? )

Alors pourquoi en parler alors ? Pourquoi gaspiller mon temps, perdre mon énergie à taper sur des touches sales d’ordinateur et remplir de 0 et de 1 le web ? Eh bien c’est qu’au milieu de ce bon album (car il est bon ce disque, c’est juste moi qui n’adhère pas) , il y a une pépite, plus brillante qu’un diamant, qui a plus de valeur que le platine. Des milliers de musiciens auraient fait appel à Faust pour avoir pu ne serait ce qu’imaginer un dixième de cette chanson.

MIRRORBALL, 5 minutes 50 qui pourraient durer une vie, une chanson qui par moment m’obsède au point de l’écouter en boucle pendant une soirée comme je le fais ce soir. Comme le dit cette chanson « and the street is singing with my feet, and dawn give me a shadow to be taller », en l’écoutant la rue chante avec mes pieds et à l’aube, mon ombre ( mon âme du coup) est bien plus grande.  Que m’apporte t-elle ? Que me prend -t-elle ? Ou m’emmène t-elle  ? Plus loin et plus près, plus triste et plus heureux, comme une berceuse elle est moi.
Deux versions pour vous rendre compte que l’affect que j’y met ne sera (peut être ) pas le votre, la version studio qui du coup sur You Tube fait radio filmé et une version live avec orchestre symphonique. Cette version est belle mais l’ajout d’une multitude de corde me fait l’effet d’un gâteau ou l’excès de crème peut vite tourner à l’écoeurement.

Par Bartllebooth - Publié dans : IN THE MOOD FOR SOUNDS
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Lundi 6 juillet 2009
J’avais relaté il n’y a pas si longtemps que cela ma rencontre avortée avec Jean Rolin pour des raisons qui ne tenaient qu’à moi. Cela ne m’empêche nullement de continuer à suivre ses pérégrinations écrites et voici donc le dernier ouvrage paru, un chien mort après lui.
Le sujet est d’une simplicité biblique  ( quoi que c’est simple la bible ?), il s’agit de suivre l’auteur le long des ses errances journalistiques autour du monde, cherchant lors de chaque déplacement de (re)trouver des chiens errants, du  Turkménistan à la Floride, de l’Égypte à l’Australie.
On devine au fil des pages l’amour de jean Rolin pour les « à cotés », pour les symboles minuscules que peut représenter le traitement des chiens errants à travers le monde, pour ce qu’est ou est devenue l’espèce humaine...
C’est toujours aussi bien écrit même si il ne se passe pas grand chose au cours des pages, l‘auteur rendant magnifique l‘immobilisme de l‘observation. Cette écriture, c’est une vision de l’homme mi désabusée, mi amoureuse, on flotte avec les mots et on se dit que l’on suivrait bien quelques temps Jean Rolin, en parlant, en observant, en cherchant dans la gangue de l’anecdotique ce qui fait ce que nous sommes.

Par Bartllebooth - Publié dans : IN THE MOOD FOR BOOKS
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Dimanche 5 juillet 2009
Week-end chargé dont je relaterai quelques faits et gestes (à béquilles) un peu plus tard dans la semaine quand j’aurai un peu plus de temps.... Pour (vous faire) patienter, une seule photo, vendredi soir, sur les coups de minuit, dans mon jardin, avec un ami, un cognac sublime, une chaleur raisonnable de début de nuit et un Roméo et Juliette Milles fleurs.... que dire d’un moment pareil, surtout qu’il venait mettre un point final à une soirée magnifique au château  d’Amboise ? Que ce fut parfait, le mélange des goûts, saveurs et odeurs, la conversation, les bruits de la nuit, cette équation fut un excellent anti-dépresseur ... Et un hymne au bonheur
Par Bartllebooth - Publié dans : IN THE MOOD FOR SIMPLE PLEASURES
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