Mercredi 1 juillet 2009

C’est une journée où les rêves tombent, ou le reste des illusions se fracassent avec la réalité. Pourquoi se faire des illusions me direz vous ? L’espoir fait vivre dit une expression populaire…. "Tomber, c’est comme voler….jusqu’à ce que tu touches le sol" chantait Tom Mc Rae… bilan…bah rien du coup, juste une chute…alors après le crowded house  d’hier, un autre, même coupes de cheveux ridicules, la chanson est un poil datée mais on se surprend à la  chantonner…et puis Tom Mc Rae, walking 2 Hawaï, dont la citation plus haut est tirée…deux chansons pour faire passer la pilule…enfin espérons….  

 

Par Bartllebooth - Publié dans : IN THE MOOD FOR DOUTES
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Mardi 30 juin 2009
Non pas que  je veuille faire un test comparatif des services d’urgence de notre beau pays, mais le week-end dernier a débuté par une visite aux... Urgences d ‘Amboise. Cette visite étant le résultat à effet prolongé d’une rencontre malencontreuse entre mon petit orteil du pied gauche et un fauteuil Ikea une semaine auparavant... de légère, la douleur devint soutenue à limite insupportable (oui je sais je fais ma chochotte).
Visite donc une vendredi en fin de journée (heure à conseiller car peu de monde), peu d ‘attente et un service d’urgences tellement neuf qu’on pouvait hésiter à y rentrer... persuadé que les travaux n’étaient pas finis. Aseptisé comme un Mc donalds ou une cafétéria Ikea, je fus pris en charge au moins pour me retrouver dans une salle de soins où là l’attente fut courte mais me fit chercher désespérément la charte du patient. Un médecin finit par me voir, commença par limite m’engueuler d’être venu , me dire que je n’avais rien puis daigner me faire passer une radio.... merci monsieur c’est trop aimable. Donc radio, re attente puis médecin qui regarde les radios, re regarde  et là dit oui y a bien quelque chose... Merci, en fait je m’ennuyais juste, je savais pas quoi faire un vendredi en fin de journée... Bilan,rupture corticale de la première phalange ou plus prosaïquement rupture du cartilage... Alors là naïvement (oui je suis naïf), je demande je dois poser le pied ?comme vous voulez... Je prends des béquilles ? Comme vous voulez ? Pour la douleur ? Comme vous voulez.... Du coup, j’ai des béquilles, un strap au pied    et j’en ai entre deux jours et... je sais pas...Vous êtes médecin ?...comme vous voulez aussi. la seule chose dont je suis sur c'est que les médecins dévraient écouter (un peu) les patients avant de juger.
Le reste du week-end après ce petit événement fut entièrement familial, avec beaux parents, parrains des deux cotés, gala de danse et fête de l’école. L’effet béquille est assez amusant..2 minutes mais après sous la chaleur, c’est légèrement moins drôle. Mon immobilisation partielle m’empêcha de me mettre aux fourneaux et j’en sorti un peu frustré et amusé quand je vis le dimanche 3 femmes prendre ma place dans la cuisine... la soirée du Dimanche me permis en immense cadeau bonus de voir ma soeur jumelle sur le chemin du retour pour un dîner en terrasse des plus agréables . 4 saisons sur un week-end entre l’hiver du service des urgences et l’été d’un week-end rempli de chaleur.
je pensais alors à cette chanson de Crowded House, la vidéo es tellement datée qu'elle en est ridicule, les coupes de cheveux et les tenues pareil, mais reste une mélodie,du génie (presque), des souvenirs (datés aussi pour moi) et des promesses
...

Par Bartllebooth - Publié dans : IN THE MOOD FOR REPORTING
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Lundi 29 juin 2009
Il y a pléthore de versions, pléthore de chanteurs, mon goût pour le jazz me porterait à une Billie Holiday ou une Ella Fitzgerald sauf que.... sauf que parfois un interprète une version  et vous ne retenez que celle là... Je dois avouer que j’ai toujours eu du mal avec Janis Joplin, allez savoir pourquoi ? Jamais réussi à tenir sur un album en entier mais cette chanson me ferait monter où je ne vais plus depuis trop longtemps.... Alors qu’un mini été pointe son nez que la chaleur rend amorphe, énerve ou agace, c’est selon, ces presque 5 minutes me feraient aimer l’été à tout jamais et devenir Hippie.... une bière, cette chanson, de l’apaisement le crépuscule qui arrive et une promesse pour le lendemain. Promesse de quoi me direz vous, allez savoir, mon petit cerveau névrosé en garde les secrets
Par Bartllebooth - Publié dans : IN THE MOOD FOR SOUNDS
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Samedi 27 juin 2009
Alors donc notre (ami ?) bambi (ou Jacko, ou le King of pop, rayez les mentions inutiles  voir trouvez un autre surnom) est mort.... pour être honnête avec vous, je croyais qu’il l’était déjà... mort... Je me suis même beaucoup demandé au cours de ces années si il avait été vivant un jour... a t-il vraiment existé un jour ? Était ce vraiment un artiste ? Qu’était il finalement ? Une trade mark, une image, au pire, une imposture.... Thriller, un chef d’oeuvre ? Allons donc... à la rigueur un disque bien produit par un génie (Quincie Jones) qui avait juste trouvé un jouet, un instrument docile comme un enfant... Je ne reviendrai sur la partie glauque de sa vie et de ses supposés mais jamais vérifiés penchants , mais ce Jackson  n’était qu’un môme à la voix reconnaissable entre toute et agaçante aussi entre toute. Sauvé par une image, par des clips ayant le budget d’un long métrage français, il était aussi bad que moi je suis punk et rebelle,  et il aura juste trouvé le moyen de rendre sa peau aussi trasparante que ce qui lui servait de cerveau... alors oui tout le monde vous sortira son évènement personnel lié à un chanson de Michael, mais l’émotion ne sera jamais dans la chanson elle même que dans le souvenir que vous y associerez. La première vois que personne ne vous aura dit quelque chose en touchant votre sexe à travers votre pantalon (Bad), un baiser sur we are the world ( comme si scorpion était un grand groupe parce que vous avez pu plotter une fille ou un garçon sur still living you)....bref une image créée par une multinationale et un humain détruit depuis l’enfance, un objet . Ce qui est finalement triste, c’est que Michael Jackson n’aura jamais été Michael Jackson . J’espère seulement qu’il se retrouvera ailleurs et qu’il y sera lui même.. Bon pour finir sur une note positive, si je ne dois garder qu’un chanson, ce sera celle là, pas de raison précise, juste une chanson, il était surement étranger à sa propre vie, à Moscou ou ailleurs


Par Bartllebooth - Publié dans : IN THE MOOD FOR SOUNDS
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Vendredi 26 juin 2009
Oui je ne suis pas aussi riche que lui, oui je ne suis pas aussi mauvais acteur que lui ( exception faite pour  Magnolia), oui je ne suis pas scientologue comme lui, mais cette photo prouve qu’un shaker à la main je ne suis pas manchot et que j’aurai pu avoir le rôle dans cocktail
Par Bartllebooth - Publié dans : IN THE MOOD FOR REPORTING
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Mardi 23 juin 2009
Aujourd’hui, c’est la St Audrey. Personnellement je n’ai pas souvenir d’en connaître une (dommage ?), pas très grave, la vie est un monde qui comporte plus de zones inexplorées que de zones connues... Ce n’est l’anniversaire de personne que je connaisse (enfin je crois, sinon désolé pour l‘oubli). En conclusion, ce n’est qu’un jour ordinaire, un mardi de surcroît, même pas le milieu de la semaine.
Oui mais.... il y avait une vente de bijoux de Bali organisé par le CE dont je suis le secrétaire ce midi, et comme Winnie devant un pot de miel j’ai acheté quelques bijoux pour ma femme, ne voulant laisser passer l’occasion, l’occasion de quoi me direz vous ? Et  bien l‘occasion de rien figurez vous, l’occasion juste de tenter de faire plaisir d’agrémenter un quotidien bouffeur de tout, l’organisation familiale prenant (parfois) le pas sur le reste... Pour agrémenter ces bijoux, un peu de popote avec des lasagnes au saumon et aux épinards, et ouverture d’un clos de Rougemont pour déguster un toast au saumon fumé et presque croire que l’espace d’un instant c’était  Versailles... effet volatile, fugace puis le retour au quotidien (moi tapotant sur ce blog, madame devant Desesperate Housewives ), seuls les bijoux et cette notule pour se rappeler cette brèche dans l’espace temps.
En bonus, une chanson entendue alors que je faisais les courses pour les lasagnes. Tes yeux noirs, Indochine... même pas amateur du groupe mais là dans le supermarché je me surprenais à chanter la chanson , mêlé de sentiments emmêlés

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Lundi 22 juin 2009
Le livre d’espionnage est t-il mort avec la chute du rideau de fer, la fin du communisme (étatique)... On pourrait se le demander car depuis lors, qui a lu un (bon) livre d’espionnage ne relatant pas de faits antérieurs à disons la période 91/93 ?
Si John le Carré continue de publier à vitesse régulière quelques bons livres avec fond de MI5, ou autre service secret du même acabit, l’espion en tant que tel est bien loin... mon dernier bon souvenir remontait à la compagnie par Robert Litell et encore ce livre embrassait 50 ans de CIA.
 Je suis donc tombé par hasard sur ce livre, le touriste par Olen  Steinhauer, attiré par un bandeau aguicheur sur la couverture,  dans ma librairie préférée (la faute à voltaire  à Amboise). Bien m’en a pris... c’est un excellent livre d’espionnage, post communisme et même plus, post  11 Septembre.  On se trouve donc face à un homme Milo Weaver, ancien « touriste », soit un agent de l’ombre sans réelle existence et aux missions troubles rangé à moitié des voitures.  Un concours de circonstance et la rencontre d’un tueur qu’il recherchait depuis des années va le (re)plonger dans un tourbillon et dans des comportements qu’il pensait derrière lui. Nous voila donc à le suivre entre le Nevada la suisse, l’Allemagne, la France pour tenter de démêler un écheveau qui semble au départ inextricable entre la CIA, le Soudan, des russes et pleins d’autres intermédiaires. C’est bien écrit, sans fioriture, sans manichéisme, pas de violence outrageuse, des personnages plus subtils et complexes qu’ils n’y paraissent... bref un bon moment de lecture  qui se dévore bien vite et avec plaisir . C’est bientôt les vacances, il peut être parfait pour la plage.


Par Bartllebooth - Publié dans : IN THE MOOD FOR BOOKS
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Dimanche 21 juin 2009
Petite notule après quelques jours de disparition.... un aller retour express à Poitiers, plus deux jours en déplacement sur L’Île de Ré (oui je sais il y a pire)...j'ai même eu le temps et la chance de tester un practice de golf pour la première fois... Étonnant cette recherche de l’harmonie dans le geste , de la décontraction complète du corps ...à renouveler . 
Du coup vendredi est arrivé comme un jet... à peine le temps de poser  la valise que courses, tonte de pelouseet  dodo . Dés les samedi matin 8H, aide au déménagement bénévole pour un couple d’amis quittant un appartement pour la joie d’une maison et d’un endettement à long terme... C’est vrai que penser à moi pour faire un déménagement, c’est faire preuve d’une imagination fertile, voir de l’affabulation complète... mais ce sont les mêmes qui m’ont sollicités pour du bricolage... ils ont  une foi en moi c’est incroyable.... Plein d’allers retours avec une camionnette dont je finis par connaître les moindres recoins en voyageant à l’arrière pour maintenir une harmonie d’empilement aléatoire.... Presque gitan pour un jour à l’arrière du J9...
8H 19h cela fait long mais nous finîmes par arriver à vider l’appartement. Par  (mal)chance, il y avait une fête du quartier le même soir à 30 mètres  de la maison, donc nous partîmes rejoindre les 150 personnes déjà présentes pour un repas sous tente... ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas fana de de genre de truc (la faute à personne à par moi même) et je décrochais très rapidement mentalement surtout que je payais cash un (gros) retard de sommeil.... ma derrière once de  volonté fut annihilée par mon téléphone portable. Comprenez moi, je prêtais l’ustensile sus cité à une de mes deux filles qui voulait prendre des photos. Elle me le  prit donc et me le rendit un peu plus tard...je regardais alors ce qu’elle avait pris et là... les deux premières photos représentaient mon autre fille embrassant sur la bouche un petit voisin qui est dans leur classe.... la claque pour le père que je suis.... je crus m’effondrer sur la table... il fut temps alors de rentrer dormir après avoir compris que ma fille photographe avait juste demandé à mon autre fille d’embrasser le garçon pour faire comme dans les magasines... Ouch ouch ouch.
 
Dimanche, fête des pères, petite comptine, dessin par mes filles, et par ma femme, la saison 4 du Docteur house pour meubler les soirées, et la cuillère d’argent, le livre de cuisine le plus vendu en Italie depuis 50 ans , de quoi nourrir ma famille avec de nouvelles recettes et passer du temps (planqué ?) dans ma cuisine... un jour aussi je finirai par nourrir  les pièces rapportées.... Ouch ouch ouch de nouveau .
Ensuite retour dans la maison de nos amis pour un repas au jardin bien agréable avant d’aller nettoyer l’ancien appartement.... c’est pas le tout de tout enlever, il faut rendre tout cela propre...
C’est dire qu’en ce soir de fête de la musique mon corps perclus de douleurs souhaite qu’une chose du repos... je vais donc  fêter la musique dans mon lit... Oasis avait bien dit « I start a révolution from my bed » cela va être une révolution tranquille ce soir.
Par Bartllebooth - Publié dans : IN THE MOOD FOR DOUTES
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Mardi 16 juin 2009
En me plongeant dans un livre de Jim Harrison, je suis toujours sur de passer un bon moment... enfin j’étais sur, jusqu’à ce livre Une odyssée américaine.... soit l’histoire d’un paysan du Michigan , ancien professeur largué par sa femme qui décide de traverser l’ensemble des États-unis, état par état.
Comme cela, en pitch, cela sonne plutôt pas mal non ?  et puis on n’a pas à faire à n’importe qui, c’est Jim Harrison quand même, un écrivain sur lequel je ne pensais jamais dire quelque chose de négatif et pourtant.... Ce livre ressemble fort à un grand raté.... On se retrouve donc à suivre  Cliff,le paysan,  le début est pas trop mal et puis il part sur la route, croise une ancienne élève et tout ne devient plus qu’un salmigondis d’obsessions d’un vieux priapique, et pensées disparates. Il y a quand même quelques fulgurances, mais elles sont enterrés  toutes les vingt pages entourées de vulgaire  (au mieux) ou de passages bâclés (au pire)....il ne finit même pas par traverser les États-unis ce brave Cliff. Même le pitch n’est pas respecté
  Et on s’interroge, pourquoi ce livre ? Pourquoi ce raté ? Jim Harrison est -il devenu fou ? Je n’ai pas de réponse à apporter. Peut être avait-il besoin de se faire son tour annuel en France au frais de son (nouvel) éditeur ? Peut être est il devenu sénile ? Peut être qu’à son age j’aurais les mêmes obsessions ? Que de questions, pas de réponses.... Un mauvais livre.... mais il y en a eu tellement de bons... ce livre est peut être l’exception qui confirme la règle ? Une vache d’exception quand même, elle est dure à avaler
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Lundi 15 juin 2009
Ce fût donc un week-end 100 % nantais, familial et amical, prolongé par l’amont (pouf pouf)en partant dés le vendredi en début d’après midi (Honte à la famille Bartllebooth qui a enlevé ses filles de la main éducatrice de l’institutrice avec 3 heures d’avance...).
Plus les années passent, plus nos connaissances migrent vers l’ouest, un peu comme si elles avaient entendu l’appel des village people... quoi que pas pour les mêmes raisons... enfin je crois...
Nous enfourchâmes donc notre paquebot à roues pour filer vers le soleil et tout d’abord la banlieue Sud de Nantes , après avoir subi une opération escargot sur Angers ( de qui ? Pourquoi ? Hélas nous ne fûmes même pas informé.... cela limite du coup la portée de la dite opération), et des bouchons qui semblent traditionnels sur le périphérique nantais... Vertoux, son port (non pas vu ), sa plage (non pas vu non plus), et ma famille surtout , oncle tante et cousines.... Une soirée passée dans le jardin (magnifique ) à boire au départ un Vigneau Chevreau moelleux 99   (hélas) éventé ou passé (choisissez le mot  qui vous convient) et qui nous fis nous rabattre tout d’abord sur du pousse rapière ( toujours aussi bon cela) puis un rosé nantais bien agréable en cette soirée chaude et pleine de promesses de l’été. On a parlé parlé parlé, pris du bon temps, ce fut bien plus qu’agréable...essentiel.

Le samedi changement de maison d’hôtes (on a de la chance chez les Bartllebooth d’avoir autant de gens prêt à nous accueillir) pou aller de l’autre coté de Nantes, soit la commune d’Orvault ( Notez du coup que nous n’avons pas mis les pieds à Nantes ... ) chez mon témoin de mariage, meilleur ami et hôte de première classe qui mis les petits plats dans les grands dés le début ( il y a comme une forme de concours larvé entre nous sur les plats préparés et les  gagnants sont nos familles, notre plaisir et notre amitié). On débutât donc le midi avec des tomates farcies à la fêta et autres aromates, des crevettes marinées et  une côte de boeuf, un bordeaux blanc, du rosé ,bref l’été.
La veille au soir j’avais juste eu le temps de voir sur facebook, qu’une amie  commune, que je n’avais pas vu,pour ma part, depuis plus de 10 ans et qui habite sur Nantes était sur place le même jour... allez hop petit coup de fil et invitation pour la soirée...
courageux, nous aurions été dans le centre ville de Nantes, mais la chaleur en plus de faire fondre la glace a tendance à faire fondre le courage également... je m’étalais plutôt comme une loque dans le jardin.
Il revint pour préparer en fin de journée une forme d’apéritif dînatoire avec quelques ressassées excellentes du midi (  tomates ,crevettes), moi mettant la main à pâte pour une verrine concombre chèvre... Nous nous retrouvâmes donc tous , changé et pareils, six enfants gambadant gaiement, nous testant de l’extra brut au brut et au demi sec de chez Vigneau Chevreau (une fois de plus ),  parlant sur tout et rien, la vie quoi .  Finalement le temps n’a pas d’emprise sur ce que nous sommes, juste sur ce à quoi nous ressemblons, espérons juste que l’on ne mette pas 10 ans à se revoir.
Nous rentrâmes  dans la maison pour le dessert (compote fraise rhubarbe et mousse au mascarpone), dessert délicieux mais  la mousse au mascarpone qu’avait déposé délicatement à la poche à douille mon témoin me faisait penser à ...à ....je suis un salaud de moquer de toi mon cher Christophe
Le dimanche fut lui plus léthargique, un matin à flemmarder, juste ponctué par une partie de palet bretons, de St jacques au parmesan, et moi fouillant dans les cd pour dénicher Sign of the times de Prince, que j’écoutais dans ma voiture sur la route du retour. Ce disque a du sortir à peu près au moment où nous sommes connus  (1987), et je me remémorais les paroles tout en écoutant la chanson visionnaire et pessimiste , toujours d’actualité 22 ans plus tard, et ce final « let’s fall in love, get married, have a baby, well call him nate...if it’s a boy ». Pas de Nate dans les parages , mais un Jules, un Léo, un Martin, une Louise une Amandine et une Mathilde.... préservés après 22 ans, malgré des hauts, des bas, nous avons  tous survécus à un monde qui nous dépasse (trop) souvent, perdus de vue, nous nous sommes retrouvés et la vision de tous ces enfants me fait dire que nous avons réussi l’essentiel...Signe des temps ?
Par Bartllebooth - Publié dans : IN THE MOOD FOR REPORTING
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