Il est des anniversaires que l’on aurait ne pas souhaité se rappeler...14 juin, il y un an... il devait faire aussi beau
que ce week-end, le pianiste Esbjörn Svensson eut l’idée d’aller faire un plongée dans la baltique, plongée dont il ne revint pas vivant. Dire que je m’en suis pas remis serait exagéré dire
que je n’y pense jamais serait faux.... ce groupe m’a marqué comme il aura marqué l’évolution du jazz... je crois que je détesterai toujours les 14 juin... Ce ne sont plus sept jours de
chute mais déjà un an de vide
Sur facebook, il y a un ou deux mois de cela, j’avais répondu à un des sondages et classements (débiles ?) qui peuplent cette entité. L’intitulé était « ( 5 CDS that changed my
life). Dans ce classement figurait le(s) disque(s) qui nous intéresse ce jour, soit Love is Hell part 1& part2 de Ryan Adams (attention le premier ou la première qui dit Brian Adams
prend une calotte, vous étés prévenus). Je ne sais pas si ce disque a changé ma vie, mais en tout il fait en fait partie intégrante, un exemplaire étant
même présent à demeure dans le chargeur du paquebot qui me sert de voiture. Intituler un disque « love is Hell » soit pour les non anglophiles grosso modo l’amour c’est l’enfer, ne
manque pas de piquant . On sait bien que l’ensemble de la musique pop rock moderne tourne toujours autour de l’amour (elle m’aime, elle m’aime pas, elle m’a quittée, elle ne me remarque pas
etc..), mais là du coup cela va encore plus loin.... Enregistré après le succès des 2 premiers albums du sieur Ryan (heartbreacker et Gold, en considérant que Démolition publié en troisième fut
enregistré avant), le retour de la maison de disque fut direct : non commercialisable, non viable, trop sombre, trop déprimant... le résultat fut que Ryan dut enregistrer un autre album en
urgence (15 jours je crois) intitulé Rock’n’roll qui fut publié en Novembre 2003 avec juste ensuite la publication de Love is Hell part 1 et suivi en décembre Love is hell part 2. Je ne
reviendrai pas ce jour sur Rock’n’roll mais cela méritera sûrement un jour. Alors ce love is hell ? Est t-il déprimant tout d’abord ? Pour le dépressif à temps partiel que je suis, je dirais
non car il évoque tellement de choses intimes que ce n’est pas déprimant ,c’est juste une vision pessimiste de la réalité et de soi même. Il est vrai que pour faire la fête il vaut mieux du coup
acheter un disque de Carlos ou de Céline Dion ( ah non ça c’est pour se suicider ). Bref Love is hell démarre tambour battant avec The political scientist, chanson sur la pollution et le mensonge
politique démarrant tout doucement pour finir dans le strident, démarrage parfait qui vous met bien en condition, vient ensuite Afraid not scared sur un homme en train de mourir.... oui je sais
c’est un peu glauque.... la troisième elle évoque une expulsion d’une maison et vient le titre de l’album Love is hell, qui montre le chanteur ( ou le personnage qu’il s’est créé pour ce disque)
cherchant plus à déconner avec ses potes que de tenter de draguer une jolie fille dans un bar. Peur du premier pas, peur de la suite, peur que
l’amour soit l’enfer. Ensuite une reprise d’oasis, wonderwall, à la guitare sèche à
vous faire monter les poils, avoir des frissons, pleurer presque... et cela continue comme cela, des moments moins tristes à certains moments mais toujours à fleur de peau, cette peur ,ce
doute. I see monsters sur le part 2 faisant idéalement la synthèse avec un homme (presque apaisé) regardant son amour dormir, calme et heureux.... still I see monsters comme il
le dit si bien... Bon en relisant mon résumé ci dessus, je me dis que vous allez fuir ce disque et sa noirceur, mais ce serait
une erreur, musicalement c’est superbe, épuré, un son léger aérien, pas de fioriture de production, juste une symbiose, musique, sentiments, paroles comme rarement j’ai pu en entendre... Ce
disque m’apaise en fait, peut être qu’en écoutant sa noirceur je me dis finalement que mes petits monstres ne sont rien en comparaison de ceux de Ryan Adams, peut être qu’il me
conforte aussi dans l’idéé que nous avons tous nos petits monstres et que mis en musique comme cela, ils n’en sont que plus beau...ou moins terrifiants
Hier soir, Jean Rolin était en conférence à la bibliothèque de Tours. J’avais appris la nouvelle le matin même en lisant le journal local, alors que ce qui sert de train m’emmenait
cahin caha jusqu’au lieu qui me sert d’activité salariée quotidienne.
Je fais quelques fixettes sur quelques auteurs ( Jim Harrison, Ed Mc Bain, Georges Perec et... Jean Rolin) et l’occasion de rencontrer en chair et en os un des mes auteurs préféré dont j’avais déjà
chroniqué quelques livres ici, là et là était trop belle pour être ratée .
Me voilà donc à organiser mon déplacement vélocipédique jusqu’à la bibliothèque, vérifier qu’un train puisse me ramener ensuite etc.. J’annonçais même la nouvelle sur facebook, fier comme tout
et.... je n’y suis pas allé.
J’ai pour cela toutes les raisons du monde, flemme, fatigue, temps pluvieux et venteux
rendant l’usage du vélo plus que pénible, mais je crois que finalement la seule raison ce fut la peur.... peur de quoi me direz vous ? Et bien c’est confus et en même temps très clair. Au fil
de mes lectures, je me suis forgé une image de l’auteur et je ne désirais pas ( à tort sûrement) la confronter à une réalité, peur d’être déçu ou de décevoir comme dans une relation amoureuse
avortée (sauf que là je ne peux décevoir quelqu'un qui ne me connais pas...). Peur aussi d’une réunion publique où je ne suis absolument pas à l’aise, alors que je n‘aurai été qu‘un anonyme dans
une multitude... Peur de m’ennuyer à une conférence dont le sujet m’étais inconnu. Si c’est pour connaître 2 ou 3 trucs d’écrivain, je ne veux pas savoir, je ne regarde pas les bonus sur les DVD,
seul l’oeuvre est fascinante, chercher à savoir comment cela a été fabriqué fait perdre à mon sens le plaisir d’un sentiment face à une oeuvre artistique.
Tous ces sentiments mêlés m’ont fait rater une occasion peut être unique , mais qu’importe, mon esprit me poussait à le faire à ce moment là, après un enthousiasme initial que j’aurai (peut être)du
tenter de conserver. Un peu(beaucoup ?)de lâcheté peut être.... je vais donc continuer à vivre plus avec mon image de Jean Rolin qu’avec sa réalité.
Impardonnables, c’est un mot qui me va comme un gant (si tant est qu’un gant puisse m’aller) après avoir laissé ce blog en friche le temps de la gestation d’un humain ( plus ou
moins).
Alors Impardonnables, c’est aussi le titre du dernier livre de Philippe Djian. Je pourrai dire que Djian je suis pas fan mais je ne suis pas sur d’avoir lu un seul livre de lui avant,
comme quoi ma surestimée culture générale est remplie de trous sans fond tel un tonneau des danaïdes . Bref j’ai donc ouvert avec mon oeil pour voir ce que j’allais y trouver , mon esprit travaillé
par les critiques disant que ce livre était excellent.
Soit donc un écrivain sur la retraite ( ça prend sa retraite un écrivain ?), qui se remet difficilement de la perte d’une de ses filles et de sa femme dans un accident 12 ans plus tôt , dont le
mariage actuel semble battre de l’aile, qui fait appel à une ancienne relation d’adolescence pour retrouver sa fille actuelle qui a disparue, relation dont le fils sort de prison. Je n’en
dirai pas plus car à partir de ce canevas, se brode une forme de suspens et je ne vais pas faire mon petit délateur.
Ce suspens et le quart de couverture " un jour pardonner n’est plus possible" devrait rendre ce livre intéressant et pourtant, je me suis ennuyé un bon moment... comme quoi...
Pourtant c’est bien écrit, diablement bien écrit mais y a un truc à mon sens qui ne colle pas. Le
phrasé de Djian est beau, presque ascétique par moment, travaillé mais pas gonflé (l’amateur d’épure que je suis apprécie), le lieu ( le pays basque), le suspens, ces trois éléments d’équation
auraient du m’emballer mais à aucun moment je n’ai pris du plaisir à la lecture, comme si finalement tout cela était trop ciselé, trop pensé, trop réfléchi, trop malin. Comme si l’auteur Djian
jouait avec son « image » d’écrivain en faisant un roman sur un romancier. Une rencontre ratée pour moi et c’est bien dommage.
Non pas
que j’ai visionné le magicien d’Oz (quoi que je devrai le revoir, ce film est ancré dans ma mémoire enfantine sans que je me souvienne du lieu de visionnage), mais entre la chronique limite
dépressive d’hier et une pluie à rendre suicidaire, la vision fugace de cet arc en ciel à égayé une journée humide et usante.
Hier,
ce fût la fête des mères, on a donc fêté nos mamans (enfin, chacun fait comme il veut), offert des cadeaux , bijoux pour ma femme (oui je sais ellen’est pas ma mère, mais c’est celle de mes enfants) et une tondeuse pour ma maman... cela fait un peu
grand écart mais ma mère est très contente avec sa tondeuse, si si je vous le jure.
Pour certains d’ entre nous, il y eu aussi un déplacement vers les bureau de vote mais
nous fûmes une minorité ( hélas ?) et je suis sur, plus accompagné d’un sentiment de devoir plus qu’un réel enthousiasme vis à vis de l’Europe et de cette élection (et là le hélas peut
être sans point d’interrogation).
A la vue des résultats je crois que l’on peut souhaiter une bonne fête à Martine, elle se
souviendra longtemps de ce jour, les socialistes et la gauche payants comptant les divisions et un manque de clarté (vision ? Projet ?)... Mais c’est surtout à François Bayrou que je veux souhaiter
une bonne fête... pourtant, au départ Bayrou je l’aimais bien, ignorant deux ou
trois tics
pourtant agaçants pour « espérer » quelque chose... Las, les tics sont devenus simagrées , obsessions, contradictions et l’implosion arriva jeudi soir dans un grand moment de télé réalité
ou comment faire disparaître la moitié de ses électeurs en moins de 30 secondes... alors maintenant ? Et bien rien... une gauche qui à force de se reconstruire est toujours dans les gravats,
une opposition de centre qui a montré sa limite avec un despote plus qu’un leader et un parti écologique fait de bric et de broc (José Bové, Eva Joly, Daniel Cohn Bendit quel étrange
équipage, un anticapitaliste, une juge luthérienne et un ancien soixante huitard) ,qui d’une victoire
certaine n’arrivera pas, je le crains, à construire quelque chose. pourtant j’ai voté pour eux (oui le secret de l’isoloir, je m’en tamponne), même pas par conviction, par dépit devant 19 listes et
ironiquement moins de bulletins à disposition ... .
Me reviens la phrase d’Oasis ( please, dont put your life in the hands of a rock’n’roll band who’ll throw it all away)...Dans quelles mains
donner notre avenir sans que tout soit balancé par dessus bord ?
Nicolas et Chouchou peuvent eux , sur de leur fait, continuer cette (non?) politique, cette
recherche de l’image qui à défaut d’être productive, réussit à maintenir notre président non pas en firmament mais juste loin des sphères de la peur de ladéfaite. Et le coté bling bling, ce strass sans classe de notre couple présidentiel et de sa gouvernance
continue à représenter ce que peut-être notre pays est juste devenu, l’observation des quais de gare finissant par m’en convaincre jour après jour.
Bon figurez vous que ce jour est... le jour du débarquement, oui je sais mais bien plus ( ou moins cela dépend du point de vue ) est aussi celui de l’anniversaire de mon mariage. Cette année
, ce sont les noces de corail, soit 11 ans de mariage, ce qui est logique vu que l’année dernière à la même date j’avais fait un
article pour mes 10 ans de mariage (noces d’étain) et que les mathématique et le temps ont une logique implacable (N‘est pas Mr Einstein).
Comme nous sommes dans la famille Bartllebooth dans le consensuel mou la plupart du temps , nous avons décidé de faire ressortir notre coté punk cette année, ne pas faire dans l’habitude ( oui
soyons rebelles...) et donc de ne pas nous voir... enfin décidé, ce n’est pas
vraiment le cas, mais ma femme s’était engagée à aider une amie fleuriste pour son plus gros week-end de l’année et moi j’ai proposé à un ami de l’aider à bricoler... oui comme cela ça fait
un peu bizarre , surtout pour ceux qui me connaissent bien, mais bon je suis plein de contradictions en fait. J’ai donc posé des plaques de placoplâtre, fait de la peinture, utilisé une
disqueuse... Bref un monde dont j’ignorais tout les tenants et les aboutissants... en fait il fallait bien que nous nous occupions moi et ma femme car Nicolas Sarkozy et Chouchou avaient oublié de
nous convier aux
commémorations de notre
mariage du débarquement et même vexés nous n’avions personne dans notre famille à grandes oreilles pour faire concurrence au prince Charles... et les enfants me diriez vous, et bien garde
alternée entre moi ma femme des amis et un anniversaire pour les occuper. Il va bientôt être 8 heure et le résultat est que Mme va rentrer avec des pizzas que nous allons déguster en famille, un
vrai repas de fête, pas
trop romantique peut être mais tellement nature et décontracte qui
nous permettra de contempler nos deux enfants ce qui à ce jour est le meilleur cadeau que notre mariage nous ai apporté ( mes filles venant d’ailleurs de me dire que les pizzas c’est le meilleur
repas pour fêter un anniversaire de mariage )
Bon je n’ai pas oublié le (mon ?) coté romantique en offrant à Mme ce matin une
bague en corail.... oui banal mais logique tout de même et Mme m’a offert un livre ( c’est beau car je l’imagine en train de tenter de trouver un livre pour moi avec ma libraire stressant de faire
le mauvais choix ) Nullarbor de David Fauquemberg... une
bonne surprise car je ne
connaissais absolument pas ,mais le ¼ de couverture a l’air alléchant. J’ai même trouvé un rapport avec notre anniversaire car le livre se passe en Australie... Australie,mer, barrière... CORAIL,
elle est trop forte Mme Bartllebooth. L’année prochaine, ce sont les noces de soie, ça va une matière qui permet de multiples cadeaux, une année pour réfléchir.
Et voilà donc le nouveau Green day... pour être honnête, je n’ai que peu voir pas suivi la carrière de ce groupe, hormis avoir jeté un oeil (non une oreille en fait ) sur basket machin truc
et trouvé que Billy bidule avait une tête à claque... Je me foutais donc totalement des 3 lascars jusqu’au matraquage de American idiot qui me fit faire l’achat de ce disque, acte que
je ne regrette absolument pas car ce fut à mon sens un excellent album de gros son, cohérent de bout en bout. Passons sur le coté rebelle ou protestataire, mon scepticisme naturel ne m’y fait pas
adhérer, n’empêche qu’on ne pouvait que fredonner et taper du pied en chantant one two three
Voici donc le successeur de l’album sus cité , vendu avec la phrase qui tue « le nouveau disque du plus grand groupe du monde »...plus grand ...bof ...bon passons sur les arguments
mercantilo marketing, ce n’est que du vent.... Alors ce disque ? Ce 21st century breakdown ? Et bien il reprend là où s’était arrêté American idiot, ce qui est un bon début mais une fois démarré,
le véhicule fait sur surplace ou tourne un peu en rond ( un peu comme le fond vidéo de boulevard of broken dreams, pour tenter de vous donner une image). Ce n’est donc pas désagréable, il y a
de la bonne petite ritournelle, vous tapez du pied énergiquement ( il faut toujours éviter de marcher sur celui du voisin cependant), vous fredonnez quelques refrains et si vous le mettez en
voiture, il faut mieux éviter les radar fixes... mais rien de révolutionnaire, rien de nouveau ou de régressif. Green day avait trouvé la formule
magique avec American idiot, ils l’a duplique avec cet album sans pour autant rajouter
d’ingrédient. J’ai une collègue de travail qui écoute Green Day en faisant son repassage, cela montre le degré émotionnel de la musique mais son pouvoir énergétique également. Le premier groupe qui
vous permet d’augmenter votre productivité pour le repassage... ça aurait de la gueule en slogan non ?
Qu’est qui fait qu’un mauvais livre devient un bon mauvais livre. C’est l’interrogation qui vaque deci delà dans mon petit cerveau depuis la fin de semaine dernière. Et faites bien la
différence, il y a de bons mauvais livres et de mauvais bons livres...
Il y a une ou deux semaines j’ai mis la main sur un livre signé de Tom Clancy et d’un certain Steve Pieczenik qui datait d’une petite quinzaine d’année environ. Je crois bien que quelqu' un me
l’avait offert (JC fidèle lecteur du blog , je crois que c’est toi dans ma mémoire à trou). Intitulé Op-center , il s’agissait du premier opus d’une série qui semble en avoir 10 à ce jour.
Nous voilà donc avec une sorte d’organisme américain semi officiel aux prises avec des méchants et des gentils entre la Corée du nord et la Corée du sud. C’est écrit avec un gros gros stylo qui ne
fait pas dans la dentelle, mais qui est capable de décrire un char ou une arme sur au moins 3 lignes avec des spécifications techniques qui me semblaient appartenir à une perceuse ou une scie
sauteuse Black & Decker. Les personnages ne sont pas caricaturaux mais presque, c’est binaire bref j’aurais du détester mais je l’ai lu tout de même jusqu’au bout, agacé à un certain
nombre de moments mais si ce n’est captivé au moins réellement intéressé par l’intrigue. Et le pire c’est qu’en voyant ce qui se passe depuis quelques jours entre les 2 Corées, ce livre est presque
visionnaire de la situation actuelle, malgré sa publication plus qu’ancienne.
C’est basique, républicain, binaire, bref (presque ) tout ce que je peux détester mais j’ai lu quelque part que ce premier opus était le moins bon.. je crois bien que je tenterai de lire le volume
deux, car quand on a du temps de cerveau disponible avec un cerveau légèrement fatigué (ce qui m’arrive de plus en plus souvent, l’age aidant), pour lire dans le train c’est le genre de livre qui
fonctionne bien, un roman de gare en somme.
C’est
étonnant comment une notule écrit sur un bout de clavier peut prendre tout son sens dans les 12 heures qui suivent. Quelle notule ? Eh bien réponse ci dessous.
Mettant à profit la journée de solidarité ( enfin la pentecôte, mais tout le monde semble oublier la raison de ce jour férié plus férié à moitié férié et encore pas pour tout le monde ), la famille
Bartllebooth avait pris la direction de la Normandie profonde pour profiter du beau temps présent lui aussi dans l’Orne, et de la famille de Mme Bartllebooth. Pour Mr cela signifiait s’avachir
dehors à lire un mois de
Monde en retard en sirotant une bière, regarder vaguement le sport
à la télé et rédiger une notule, bref un samedi reposant.
Le dimanche départ pour un repas de famille après avoir réagi à la phrase lue de mon nouvel ami Alain Milon et de rédiger un petit article. Hélas, le père de mme ( mon beau père quoi)
commença à se sentir pas très bien , et le retour à sa maison ne se passa mal , il fallut donc appeler un médecin.
Nous voila donc en ligne avec le centre de secours qui nous conseille un médecin à environ 40 kilomètres de la résidence.... désertification médicale ? Finalement le répartiteur décide de faire
venir une ambulance pour constater l’état de mon beau père et l’ambulance arriva une petite heure après... Et là le smur décide de venir aussi et il faut donc les attendre une bonne demi
heure supplémentaire.... constat de l’état et transport à l’hôpital d’ Alençon aux urgences. Me voilà donc à accompagner ma belle mère pour l’aider à patienter et nous nous installons dans la salle
d’attente.... les urgences, c’est un
peu la cours des miracles, du poivrot qui a fait
une chute, à la petite ado qui a un petit bobo au genou, une allergie médicamenteuse , et des pathologies hélas bien plus lourdes. Mais tout ce monde se croise dans un espace clos ou
l’intimité n’existe peu ou pas.... Le temps de voir le médecin qui a pris en charge mon beau père une heure plus tard, qui nous dit que dans 2 minute il pourra nous donner les premiers
résultats et 30 minutes plus tard , nous le recroisons qui nous dit dans 2 minutes , il nous donne les résultats... une demi heure plus tard toujours rien et là mon beau père s’agitant , on nous
demande d’aller le voir, principalement pour le calmer mais comment calmer quelque un qui souffre qui est dans une pièce où il fait 35°c et dont le personnel médicale s’énerve. Non pas que je blâme
le personnel dans l’histoire, trop peu pour trop de monde, le médecin prenant en charge mon beau père devant en même temps partir en intervention pour le smur, c’est donc un diagnostic en pointillé
qu’il a fait sur un délai de temps qui a été entre 20H30 et 01H30....des malades sur des lits dans les couloirs à la vue de tous attentant , qui une chambre, qui une prescription. Le plus
malheureux, c’est qu’il semble que la denrée la plus rare dans un hôpital ce soit les lits, les chambres, bref un endroit ou les malades une fois le diagnostic fait puissent de reposer et ne
pas subir le va et vient des urgences.... le pire c’est que sur la soirée que j’ai passé là bas, seul 6 ou 7 patients nécessitaient une hospitalisation. A 14h le lendemain la moitié était encore là
à attendre. Mon beau père aussi pour info, qui fut ensuite transféré aux urgences de Mortagne au perche pour peut être récupérer une éventuelle chambre.... qu’il n’avait toujours pas à 18 h ce
soir... A Qui en vouloir alors ?
Pas au personnel même si certaines attitudes sont
énervantes ( le manque d’écoute et de patience , la brusquerie à certains moments ) mais compréhensibles vu la charge de travail. Pour moi c’est cette idée de santé rentable qui est à blâmer, cette
recherche d’équilibre . On sent qu’il y a assez de personnel pour faire le minimum vital ( les soignants soignent ) mais on devine derrière le gestionnaire qui ne maintient qu’un nombre
de lit minimum le week-end pour limiter le coût de maintenance et de personnel, l’obsession comme dans l’entreprise privé de ces petits gains de productivité , cette chasse au gaspi ,
gaspi qui permettait (peut être) autrefois d’avoir plus de souplesse de temps.
Bon par contre c’est beau, une charte du patient hospitalisé est affichée partout, tout le monde voudrait sûrement l’appliquer, mais comment faire plus avec moins ?
Commentaires