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le blog bartllebooth Blog de vieux con

Tindersticks The hungry saw

Quoi, un nouvel album des Tindersticks ? Cette probabilité improbable m’a sauté aux yeux alors que je feuilletais Transfuge, magazine que je connaissais vaguement pour son approche de la littérature étrangère mais qui semble s’être diversifié (pas mal du tout d’ailleurs, à suivre). Bref du coup je vois un article sur les Tindersticks et la sortie d’un nouvel album du groupe… j’étais resté au semi clash, aux deux albums du chanteur d’un niveau…uhmmm….moyennement passable et donc oh seigneur que ma joie demeure…mais à quoi m’attendre ? Ce groupe je l’avais vénéré fut un temps (pas celui que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaitre mais tout comme) avant de trouver qu’ils en faisaient un poil too much. Bref l’écoute de ce nouvel album est une bien agréable surprise. Pour tout vous dire, les Tindersticks, c’était au départ un groupe top, hors du temps un mélange de soul blanche, de mélancolie et de fin de soirée, cigare(ette) et whisky à la main, avec un chanteur Stuart Staple dont la voix chaude et rauque, inimitable, enveloppait une musique subtile à base de piano ou orgue, basse, guitare légère et instruments classiques. Sauf qu’avec le temps les instruments classiques avaient pris la dimension  de deux divisions d’orchestre symphonique jouant limite du Wagner (et comme dirait Woody Allen, quand j’entends Wagner, j’ai une furieuse envie d’envahir la Pologne) et donnait à l’ensemble un goût de pudding un poil faisandé. Stuart Staple est parti s’installer dans le limousin près de La Souterraine (pour y avoir passé deux jours c’est joli comme coin mais difficile de réunir même un orchestre de chambre) a réuni la plupart de ses comparses (le ou les responsables du too much semblent avoir été saqués). La campagne, 7 jours d’enregistrement et du coup le groupe est revenu à l’essentiel de ce qui faisait son charme, la voix, les mélodies mélancolique et une ambiance inimitable mais sans tomber dans les travers qu’ils l’avaient desservie, ce coté musique baba au rhum avec 4 couches de crème. C’est concis, du vrai concentré, parfait pour une fin de soirée où la mélancolie nous gagne mais il n’y a aussi rien de neuf. Les Tindersticks avaient tout dit avec leurs deux premiers albums, mais si ensuite ils s’étaient égarés, cet album les remet sur la bonne route mais ne fera découvrir à personne de nouvel horizon…sauf que cet horizon là, jamais je ne me lasserai de le contempler.

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