Le
livre d’espionnage est t-il mort avec la chute du rideau de fer, la fin du communisme (étatique)... On pourrait se le demander car depuis lors, qui a lu un (bon) livre d’espionnage ne relatant pas
de faits antérieurs à disons la période 91/93 ?
Si John le Carré continue de publier à vitesse régulière quelques bons livres avec fond de MI5, ou autre service secret du même acabit, l’espion en tant que tel est bien loin... mon dernier bon
souvenir remontait à la compagnie par Robert Litell et encore ce livre embrassait 50 ans de CIA.
Je suis donc tombé par hasard sur ce livre, le touriste par Olen Steinhauer, attiré par un bandeau aguicheur sur la couverture, dans ma librairie préférée (la faute à
voltaire à Amboise). Bien m’en a pris... c’est un excellent livre d’espionnage, post communisme et même plus, post 11 Septembre. On se trouve donc face à un homme Milo Weaver,
ancien « touriste », soit un agent de l’ombre sans réelle existence et aux missions troubles rangé à moitié des voitures. Un concours de circonstance et la rencontre d’un tueur
qu’il recherchait depuis des années va le (re)plonger dans un tourbillon et dans des comportements qu’il pensait derrière lui. Nous voila donc à le suivre entre le Nevada la suisse, l’Allemagne, la
France pour tenter de démêler un écheveau qui semble au départ inextricable entre la CIA, le
Soudan, des russes et pleins d’autres intermédiaires. C’est bien écrit, sans fioriture, sans manichéisme, pas de violence outrageuse, des personnages plus subtils et complexes qu’ils n’y
paraissent... bref un bon moment de lecture qui se dévore bien vite et avec plaisir . C’est bientôt les vacances, il peut être parfait pour la plage.
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