Vendredi 4 septembre 2009
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Des livres coup de poing, on en récupère de temps en temps( rarement ). Des livres qui sentent, qui vivent et qui artistiquement sont réussi. S. ou l’espérance de vie en est un, un livre qui
une fois fini, rebondit dans votre âme, dans votre corps, faisant vibrer des souvenirs, des névroses, la vie quoi.
Alexandre Diégo Gary est le fils de Romain Gary, fils de Jean Seberg. On ne pourrait rêver meilleure filiation, mais ce n’est pas un concours de chien, un concours de race, de gènes . Cette
filiation entre une mère suicidaire et un homme à la stature de génie a plutôt détruit Diégo qu’elle ne l’a construit . Élevé par une nounou/maman, son début de vie n’a été que souffrance
intérieure, emmenant un enfant vers un adulte qu’il ne peut être, cherchant alors dans des dérivatifs ( alcool, sexe) et dans la dépression un salut ou un trou où se cacher. On suit donc Diego Gary
dans sa perte puis suite à une rencontre sa quête de lumière, de calme, de vie.
Cela pourrait être juste un témoignage un livre de pseudo people permettant une invitation chez Mireille Dumas et le quart d‘heure de gloire d‘Andy Warhol , mais non car nous ne sommes plus là sur
le témoignage mais sur un construction littéraire, un LIVRE, une lutte d’abord avec les mots pour contrer les maux. C’est fascinant, peut être sommes nous aussi voyeur en
le lisant mais cette part d’intime écrite comme elle est écrite frôle l’universel,
l’humain dans ce qu’il a de plus beau et de plus triste, l’humain avec ses faiblesses, toutes ces choses qui en font son charme, cet animal doué de (dé)raison.
Par Bartllebooth
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Publié dans : IN THE MOOD FOR BOOKS
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A bon entendeur...
Et encore merci.
Et good Luck my friend!