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le blog bartllebooth Blog de vieux con

Superfly au cigare

Bartllebooth
Un week-end mobile dans l’immobilité, quelle belle chose... un samedi classique, courses, gardiennage d’enfants pour le papa le  samedi matin , anniversaire chez un copain d’école pour les filles, bricolage, jardinage, le quotidien de parents de jumelles de 6 ans, en pleine croissance dirons nous. C’est d’une banalité que l’on se persuade  que l’image que l’on renvoie est celle de l’ennui ( ce que l’on peu croire de sa propre vie parfois) alors que ce n’est juste que la vie même, la vie n’est ni un roman, ni une série télé ni un film à grand ou petit spectacle, elle est, c’est tout, sans avance rapide, sans retour en arrière, son propre rythme variable donnant le tempo, nous nous contentant de suivre, avec parfois le sentiment que nous ne suivons pas ou que nous n’allons pas assez vite. Ces dans es moments là que l’on se sent dépassé... Futile sentiment qui n‘apporte rien car le mouvement suit son avancée inéducable  .


Le dimanche lui nous fit recevoir des amis, et tel un repas d’été nous mangeâmes dehors, agrippant ce moment comme si il était le dernier d’une saison qui si elles jouent les prolongations ne se terminera non pas avec un but en or mais quand le mauvais temps automnal  dira stop... Au menu, je sortis mes classiques, tomates marinées et chantilly au basilic, dinde marinée au citron et aux herbes, de bons fromages et une tatin pour le dessert... il fallut comme dans  toute bonne maison qui se respecte sortir du vin et là je sortis mon extra brut pour l’apéritif et nos amis vinrent avec une bonne surprise, un Cheverny ( signe inconscient de ma future nouvelle localisation ? J-15) bio de chez Philippe Tessier... l’ouverture tardive donna un nez un poil trop alcoolisé mais le goût en bouche rattrapa tout par une légèreté de façade, montrant un assemblage donnant un vin gourmant  avec des aromes d’abord sur le fruit puis une pointe d’acidité non pas par manque  de travail mais par équilibre et une finale toute en rondeur. Une vraie découverte pour moi, me rabibochant avec les vins de ce coté de la Loire, pas d’emphase juste un produit... juste.
Je ne pouvais terminer là dessus, et j’allumais alors dans le jardin un cigare conseillé par un collègue, un Flor de celva, cigare du Honduras, qui comme le vin n’était pas dans l’emphase, pas trop fort au goût et là sous le cerisier à contempler le ciel, je pouvais dire, ah je suis heureux... Cette joie se propagea jusqu’au soir et me fit alors danser et me trémousser sur un vieux titre de Curtis Mayfield, ouais, je suis superfly.

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