Mardi 29 septembre 2009
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Un livre sur un funambule qui est.... Déséquilibré ( le livre pas le funambule )... C’est le paradoxe du dernier livre de Colum McCann « Et que le vaste monde poursuive sa course
folle ».
Le postulat de départ du livre, ce sont des vies qui se croisent à New York alors qu’un équilibriste tente de traverser sur un fil (feues) les tours du world trade center. Se croisent une
prostituée de 38 ans et sa fille et ses petits enfants, un prêtre irlandais vivant dans le Bronx, son frère venant le rejoindre ( et personnage liant les autres au même titre voir plus que le
funambule), le funambule, une bourgeoise dont le fils est mort au Vietnam etc..
On retrouve le talent indéniable de Colum McCann pour créer des personnages, son écriture a toujours eu une capacité à rendre physique des personnages de papier, un coté tridimensionnel,
vivants, de chair et de sang,là devant vous.
Le seul (petit) soucis, c’est l’équilibre de l’histoire qui est un poil bancale, on ne trouve pas un fil tendu tout le long du livre, la corde se tend et se détend selon les moments d’où des
flottement passagers. Ce n’est pas grave en soit, car le livre reste ( très) bon, sauf que McCann m’avait (nous ?) habitué à un tel niveau d’excellence que l’on reste sur sa fin. Finalement
écrivain de roman, de nouvelles et de biographies romancées, McCann cette fois embrasse un peu de trois mais un équilibriste n’a que deux jambes....
Par Bartllebooth
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Publié dans : IN THE MOOD FOR BOOKS
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