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le blog bartllebooth Blog de vieux con

LE LIEU D'UN HASARD

BARTLLEBOOTH
Des auteurs marquent plus que d’autres, pourquoi ? Comment ? C’est le mystère de l’âme humaine qui fait que l’on s’attache à un roman, à un auteur à une œuvre.
J’ai évoqué par petites touches sur ce blog Georges Perec, sa lecture m’a marqué à tout jamais même si au final j’ai du mal à comprendre le pourquoi.
Le hasard est parfois bien étrange. Il y a 3 ou 4 ans je venais de passer quelques jours en formation professionnelle à St Denis (logé dans un campanile tiens donc) et devais non pas rejoindre ma Touraine mais la Normandie pour le week-end. Chemins de traverses, réseaux autoroutiers compliqués, temps à perdre (à gagner ?) me voila pas très loin d’un complexe commercial ou j’avais passé une partie de mon enfance.
 Visite de nostalgie pour me rappeler les visites familiales, me voila à errer dans les rayons de la Fnac (magasin absent quand j’étais jeune) et à chercher un livre pour occuper la fin de semaine. Georges Perec était en tête de gondole (comme dirait un brave chef de rayon), plusieurs livres présents (penser/classer, la vie mode d’emploi et son œuvre romanesque publiée à la pochothèque dans mes souvenirs flous). J’ai jeté mon dévolu sur l’édition de la pochothèque pour avoir plus de livres pour un prix somme toute modique. Avais je entendu parler de Georges Perec avant, sûrement oui mais sous quelle forme, je suis encore aujourd’hui incapable de le déterminer. Le temps de partager le bonheur automobile francilien du vendredi soir et me voila dans un lit douillet à découvrir Georges Perec.
Pour être honnête, je me suis rendu compte à posteriori que j’avais déjà lu Quel petit vélo ?mais j’avais toujours été persuadé que ce livre était de Raymond Queneau….
 
J’ai lu les choses et un homme qui dort dans le week-end étonné par l’acuité de ses deux romans écrits pourtant une quarantaine d’années plus tôt.
 
La disparition et les revenentes ont été absorbés avec moins de bonheur, la contrainte du départ bloquant un peu mon plaisir de lecteur (cela ne retire en rien le formidable effort fait par Georges Perec, mon plaisir de lecteur égoïste était ici moins présent).
 
Puis vint la lecture de la vie mode d’emploi. La préface m’appris la fameuse règle qu’utilisa Georges Perec mais la lecture me la fit oublier. Je tombais juste dans un tourbillon romanesque dont je ne suis jamais remis. Il y avait tout dans ce roman du style, des histoires un mélange des genres et une honnêteté vis-à-vis du lecteur extraordinaire. J’avais juste le sentiment que ce livre avait été écrit pour moi et personne d’autre. Ce sentiment d’unique n’a jamais existé pour d’autres livres, j’avais presque le sentiment d’avoir trouvé le St Graal….
 
J’ai lu depuis en grande partie l’œuvre de Georges Perec piochant au grés de mes humeurs, il me reste encore des textes à découvrir mais plus je pioche plus je creuse dans un bonheur sans fond avec un écrivain humaniste et honnête qui ne méprisait pas les LECTEURS. Je découvre en flânant sur le net des analyses sur ces livres mais bien que ces recherches soient toute passionnantes je ne retiens finalement que le bonheur qui m’a envahi a tout jamais.
 
Le pseudonyme utilisé pour ce blog rappelle évidemment un personnage de la vie mode d’emploi avec une ENORME faute que les puristes railleront. Son histoire est toute simple, un création de compte yahoo dans l’urgence une frappe maladroite et voila deux L au lieu de un….qu’on me pardonne.
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