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le blog bartllebooth Blog de vieux con

Bartllebooth spectateur du casino royal

BARTLLEBOOTH

Comme d’habitude je m’essouffle, je ne tiens pas la distance. J ’y croyais à cette campagne, j’avais même suivi la pré campagne, mais là encore une émission…une de trop…ce sont les réflexions que j’avais en tête en allumant ma télévision pour suivre Ségolène Royal. Dire qu’un ouf de soulagement s’est échappé de mes lèvres quant Arlette Chabot a annoncé que c’était la dernière émission serait un poil excessif…quoi que .

 

 

Je dois avouer que j’y ai cru en Ségolène (mon beau frère m’avait même dit que j’avais du parti pris), la campagne d’investiture m’avait presque convaincu d’un élan qu’elle aurait pu donner à la France et puis l’Hiver est passé et elle s’est essoufflée. Essoufflée ? Peut être pas mais des poids aux pieds qui l’empêchent de garder son élan sûrement ( peut être pour cela qu’elle a surutilisé le « je » par rapport au « nous » du PS). Si Sarkozy a un parti qui roule pour lui, Bayrou lui a la liberté d’être seul et faire donc ce qu’il veut, mais cette pauvre Ségolène, on a l’impression qu’elle doit se battre contre son parti (ou composer avec tous ses éléphants) et contre ses adversaires .

La voilà donc dans l’arène, l’épisode enfance et famille torpillé par un extrait du divan d’Henri Chapier contredisant ses propos actuels par des paroles dures sur sa famille prononcées 13 ans plus tôt. Un pacte présidentiel par ici, un pacte présidentiel par là, un Bayrou n’a pas de programme par ici, un Bayrou n’a pas de programme par là (ça c’est fait  se dit elle) et la voilà partie sur sa com’, j’attendais même le gagnant/gagnant qui ne venait pas. Deuxième tacle par derrière d’Arlette Chabot avec un extrait du futur livre de Eric Besson évité limite, et des passements de jambes pour dribbler  la question des 35 heures. Un petit commentaire dans un reportage sur la tenue de la dame (ce type de commentaire est il sexiste ?) et la voilà assise pour faire le coup du « si la droite passe, vous verrez les émeutes en banlieue » (cela me rappelait le si la gauche passe c’est Moscou à Paris en 1981…). Un coup d’emploi tremplin payé totalement par les régions (j’imaginais les présidents de région recracher leur repas de notable en entendant cela) et là moment de grâce, Ségolène prononçait enfin mon gagnant/gagnant, il était 21h55, 1 heure d ‘attente ce fut  long, et elle sentant l’émotion qui se dégageait de moi me le replaçait moins d’1 minute plus tard , Merci Ségolène merci…par contre fais moi plaisir (on se tutoie, on s’est vu tellement de fois)l’ordre juste cela va une ou deux fois mais après c’est lourd. Sur les délocalisations c’était drôle car on parlait de délocalisation à l’intérieur même de l’Europe et là la tendance gauchisante du discours  (école de la république contre école privée, entreprise voyou (tte ?)Entreprise très très méchante du CAC40 et taxer plus le capital que le travail et coopérative ouvrière de production pouf pouf ) montrait ses limites par rapport à un schéma économique européen  radicalement différent. Le plus d’Etat ne peut pas  fonctionner avec plus d’Europe, tant que cette contradiction n’est pas réglée, tout cela résonne comme dans un puit sans fond.

Après j’ai décroché, mont lit et mes livres m’appelaient et avaient en l’occurrence plus de charme que Ségolène. Un bilan de ce que j’ai vu ? Rien de plus que précédemment, mais le coté mots ressassés (juste, utile, gagnant etc.…) me donnait l’impression qu’elle n’écoutait que peu les questions et ne donnait que des réponses générales préparées par avance. J’étais prêt à éteindre quand l’éditorialiste du Monde montrait les contradictions sur l’impôt, financement et réduction de la dette et le coté je nommerai un premier ministre qui s’occupera de tout cela selon le plan que je lui donnerai mais que je vous donne pas parce que…parce que….parce que c’est comme cela.

Une envie de  sixième république où l’on voterait pour un premier ministre avec un programme précis plus que pour un président (ou une présidente) prenait même corps dans mon esprit. Avec l’arrivée de Nicolas Hulot, j’éteignais car bon, comme je l‘ai déjà dit, tous ont signé le pacte écologique et aucun candidat sérieux ne pourrait dire  « euh coco avec ton écologie tu me fais chier, j’ai des choses plus urgentes à régler »

 

 

 

 

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