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le blog bartllebooth Blog de vieux con

Netherland Joseph O'Neill

Bartllebooth

C’est une déception, non pas de celles qui vous donnent envie de jeter le livre contre un mur, fenêtre ou le plancher mais juste un sentiment d’inachevé en refermant le livre.

Netherland de Joseph O’Neill, soit un hollandais seul après le 11 septembre dans New York, sa femme l’ayant provisoirement (ou pas) quitté pour plus de sécurité chez ses parents en Angleterre. Le voilà à errer, et étrangement jouer au cricket avec des immigrés, rencontrant un homme plus ou moins trouble rêvant de monter une ligue pro de cricket au pays du baseball.

Sur cette trame, se greffe la mélancolie, les doutes du personnage principal, mais cette mélancolie pollue l’écriture avec un faux rythme qui jamais ne prend  son envol. Ni pessimiste, ni optimiste, cette mélancolie d’occidental devient par moment agaçante, les relations avec sa femme dérangent plutôt la trame narrative. C’est dans la partie cricket  que l’on est le plus captivé, d’une part par la méconnaissance de ce sport et par les relations des personnes immigrés dont ce sport crée un lien d’unité. Une méconnaissance du cricket pour symboliser l’incompréhension du monde ? Peut être mais c’est en même temps trop appuyé ou pas assez. L’évocation du 11 septembre semble superflue (on y a le droit de plus en plus dans les romans américains mais souvent je trouve que cette évocation n’a que peu de justification) et l’ensemble du livre ne se termine pas vraiment.

Une déception du coup sur un livre dont j’attendais peut être trop, dont le succès initial vint du fait que Barack Obama avoua l’avoir eu comme livre de chevet. 

L’évocation de Gatsby le magnifique sur le ¼ de couverture me semble bien présomptueux. Je dois avouer aussi que le statut de banquier du personnage principal augmente la difficulté à avoir de l’empathie pour lui…l’air du temps sans doute.

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