IN THE MOOD FOR SIMPLE PLEASURES

Mardi 27 mars 2007

C’est quoi le bonheur ? Gagner au loto diront certains, un dîner ou plus si affinité avec Sophie Marceau (désolé petite fixette, quoi que un peu dissipée depuis qu’elle a osé sortir avec Christophe Lambert) ou bien un bon verre de vin entre amis bref c’est multiple, pas très homogène et assez personnel mais le bonheur est partout tout le temps il suffit de le capter (cela fait un peu argument de gourou de secte non ?)

 

 

Bref vous êtes rentrés du boulot pas très tard, un soleil printanier a chauffé votre voiture et vous rouleriez bien fenêtre ouverte avec le coude sur la portière, mais pas de « je danse le Mia » ou de R’N’B pour faire le kéké, juste la fin de La Traviata, c’est pas très glamour pour draguer fenêtre ouverte (surtout en BMW break avec siège enfant à l’arrière en plus). Vous êtes donc rentré chez vous, le soleil inonde votre jardin d’une magnifique lumière, vous vous y lovez   en reprenant vos lectures en retard, le reste de la famille rentre, tous de bonne humeur malgré le changement d’heure, les filles jouent sans se chamailler (ou presque), votre femme jardine et vous vous mettez finalement à préparer à manger. Rien de bien compliqué, une salade de riz avec tout ce qui vous tombe sous la main (œuf, avocats, câpres, carottes ) et vous descendez alors dans votre jardin pour couper les premières herbes du printemps. De la roquette a poussé suite aux frimas de l’hiver, le persil et la ciboulette aussi. Vous les rajoutez à votre salade et là, là…rien de plus que la saveur printanière des premières herbes, le goût piquant mais léger de la roquette qui est bien présent, surtout sur ces premières pousses, et le bonheur assurément se cachait là hier entre le goût des herbes et le plaisir d’une tablée familiale, j’aurai pu le chercher loin, il était là tout proche, à portée de main, il suffisait juste de le saisir, de le humer.

 

 

Par BARTLLEBOOTH
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Vendredi 6 avril 2007

La semaine fut  finalement un poil chargée. Vous escomptiez une sorte de trêve des confiseurs pré week-end pascal mais vous voilà plutôt parti animer une réunion à Dissay sous courcillon (joli port de pêche comme dirait mon cher Thib). Les raisons en sont multiples et pour agrémenter cette réunion la maison mère a décidé de stopper toute l’activité de distribution pour ce  mercredi, considérant l’heure grave, sans réfléchir aux conséquences de distribution et de service, mais ce que Dieu veut, vous l’exécutez. Vous voilà donc sur la route, en charmante compagnie, avec tout l’attirail du manager prêt à faire son show avec sa présentation power point. Ah, power point, ses animations possibles, ses montages  son coté parfois « flashy » et la forme qui oublie régulièrement le fond. La présentation vous ne l’avez pas préparée, elle est nationale  (à la même heure partout en France, comme au temps de l’école napoléonienne)vous devez juste la présenter et croire aux messages transmis (ou au moins faire semblant). Le temps de se chauffer avec un repas fort agréable  à l’auberge du val de loire avec des collègues que vous considérez comme des amis et vous voilà prêt à en découdre avec une tribu de chauffeurs. Vous avez encore en tête le message de votre chef le matin même « le premier qui ouvre sa gueule, vous le calmez d’entrée cela réglera le problème », et axez le début de votre speech dessus. Vous êtes presque crédible et  personne n’ouvrira sa gueule mais est ce dans le monologue que le débat avance ? Vous faites passer le message grâce au fichier power point et  même si vous  ne croyez qu’à une partie du fond (dilué dans la forme), une part de vous conserve une part de scepticisme sur le canal du message et son coté brut de décoffrage, mais vous êtes un bon petit soldat, vous vous exécutez, vous réussissez, du moins vous en êtes convaincus mais un goût amer reste dans la bouche, le goût de courber l’échine…parfois. Pour se remettre de ces émotions petite sortie en couple sans enfants dans le désormais fameux lounge bar d’Amboise, évocation comique de notre aussi désormais fameux repas de fouées…double tournée pour de jeunes adultes mariés et parents que nous sommes qui au vu de la clientèle, ressentent comme un léger décalage, pas forcément à notre  profit (quoi que c’est en vieillissant que l’on acquiert la sagesse ) et rentrée dans nos pénates respectives à l’heure ou il y a 10 ans nous débutions nos soirées…ah le temps est assassin. Jeudi classique de travail classique mais un petit coup de pied au cul m’a fait prendre mes affaires de piscine pour tenter de remettre mon corps de trentenaire sur le droit chemin, s’oublier sous l’eau, trouver la fluidité de votre mouvement de brasse et profiter des rayons du soleil qui donne une couleur turquoise à l’eau javellisée. Retour tôt pour tonte de la pelouse et vous allonger dans l’herbe fraîchement coupée. Une odeur, une couleur, le soleil chauffant votre corps et là si il y avait un bouton stop pour arrêter le temps qui défile, vous feriez bien une pause hors du temps. Mais le temps passe inéluctablement, demain Vendredi vos jumelles auront 4 ans, et ces 4 ans sont passés comme une dizaine minute, un concentré de vie, d’amour, de fatigue et d’énervement parfois, d’abattement et de joie, mais un câlin de vos deux filles alors que vous êtes allongés sur l’herbe ramènent tous ces sentiments à une plénitude que vous espérez méritée. Demain ce sera Vendredi saint, vous irez courir voir si votre corps réagit aussi hors de l’eau, vous souhaiterez bon anniversaire à vos filles, vous penserez à vos vieux cours de catéchisme, vous ne croyez pas à tout mais vous espérez que partout dans le monde, on se réunira en famille, entre amis et qu’une pensée de bonté et d’échange, d’accueil et de partage, d’ouverture et non de repli parcoura ces rassemblements, que vous soyez croyants ou pas.  Bon Week-end pascal, bonnes vacances à ceux qui partent, partez à la recherche des cloches et des œufs et adoptez ma méthode si vous ne trouvez pas de cloches, vous pouvez aussi faire la cloche moi je réussis très bien…parfois…à la semaine prochaine.

 

 

Par BARTLLEBOOTH
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Mardi 10 avril 2007

Vous avez donc voulu voir, si votre corps réagissait encore, et vous voilà donc parti en ce vendredi midi pendant votre pose déjeuner courir le long du cher. Le corps réagit bien, chauffé par les rayons de soleil printanier et par l’exercice modéré que vous lui faite subir, vous voilà rentré, 7 km de plus au compteur et 40 minutes et vous vous dites que vous devriez le faire plus souvent (réflexion qui sera revue à la baisse le lendemain suite à quelques courbatures matinales…je connais un personne lisant ce blog qui se dit : je t’avais prévenu).

 

Au vu du temps et du week-end qui se dessine, vous sentez la productivité de l’entreprise fondre comme neige au soleil, tout le monde ayant en tête sa villégiature du week-end. C’est agréable parfois de sentir que tout le monde ne se prosterne pas devant la statue travail, du moins pour un moment. Retour pour fêter l’anniversaire des jumelles avec sortie au restaurant. L’amusant est que pour ce genre de sortie, vous ne privilégiez pas les qualités gustatives du restaurant mais sa capacité à accueillir les enfants et proposer quelques jeux  et autre pour les faire patienter. L’ouverture des cadeaux reste un bon moment, quoi que le coté surabondant des présents donne l’impression que les enfants zappent de l’un à l’autre, un mal de notre temps peut être, mais en disant cela vous avez l’impression de ressembler à un vieux con.

 

  Départ samedi matin pour la campagne ornaise, arrêt sur une station d’autoroute et remarque pertinente de ma femme. Cette station possède une aire de jeux et d’exercices pour les chiens, ce qui en soit est une bonne initiative, mais ce qui est plus étonnant est qu’elle ne possède pas d’aire pour les enfants….nous vivons une époque formidable….Après midi tranquille à colmater les courbatures par un affalement  devant le rugby et le foot , ce qui a le don d’agacer votre moitié malgré la trêve de paques…en même temps vous aviez prévenu que vous feriez la cloche et vous rentrez parfaitement dans votre rôle….vous continuez cette immersion façon actor’s studio le dimanche pendant le repas familiale avec une désormais réplique culte « c’est paques, c’est partage ». Cette réplique est utilisable dans toutes les situations, pour vous resservir un verre, quand vous sortez une énorme connerie ou juste comme cela, pour le plaisir. Vous surfez donc dessus pendant le repas en vous resservant plusieurs fois des plats, de l’apéro et du vin (dont un fameux Montlouis demi sec 2004). C’est dire qu’une fois le repas terminé, votre corps et votre esprit dit stop et vous partez vous affaler sur l’herbe du jardin, suivant d’un œil globuleux et terne la recherche des œufs de pâque par vos filles. Vous finissez par vous endormir au soleil dans une félicité béate mais un peu imbibée….le reste de la journée se passera dans un semi coma pas si désagréable que cela.

 

Comme vous êtes un poil masochiste, vous avez décidé de courir en ce lundi matin, au demeurant cela semble un projet raisonnable, mais au bout de 20 minutes vous comprenez que les abus de la veille (dont la triple part de st Honoré en dessert, et l’alcool ingurgité) se payent cash et vous finissez sur les rotules, l’esprit plein de bonnes résolutions qui ne tiendront sûrement pas la semaine, pour ne pas revivre ce calvaire. Sortie de la nouvelle carriole acheté par beau papa, et comme vous êtes joueur, vous vous prenez pour un équidé l’espace d’un instant, tirant la carriole et vos filles et là vous comprenez tout ce qui vous différencie d’un cheval, votre puissance se limitant à une grosse dizaine de mètres. Vous en concluez tout de même que cheval, c’est pas humain comme métier….Retour en Touraine retardé le plus possible, retard supplémentaire de 45 minutes à cause d’un accident, fatigue due au repos (cela parait aberrant dit comme cela mais réfléchissez y), un cocktail détonnant pour briser l’harmonie de ce mini break de 3 jours et créer des tensions….il ne faudrait pas de congés finalement….non je déconne, vivement le prochain week-end.

 

Par BARTLLEBOOTH
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Vendredi 13 avril 2007

La vague est retombée et vous voguez de nouveau sur une mer plus calme. Ce fut un vrai coup de vent, qui vous secoua. En météo quand il pleut et qu’il vente, on appelle  cela une dépression (ah le vocabulaire…), pour vous un petit coup de froid provisoire mais les nuages disparaissent et vous voila sur votre surf à rechercher la prochaine vague amicale, du coté du pays basque dans un parfait monde parfait. Vous avez tout de même un peu honte d’exposer tout cela sur ce blog, c’est un peu crypté, un peu masqué, c’est salvateur pour vous cette mise en perspective mais pourquoi vous faire subir  (à vous lecteurs indulgents)tout cela ? ce n’était pas voulu au départ mais le plaisir des mots, de laisser des pistes, indices, des messages codés est le plus fort, mais pour ceux qui ne vous connaissent pas , vous espérez au moins qu’ils prennent plaisir à vos tentatives de fluidité des mots. Tout cela vous échappe, mais comme vous n’aviez pas de plan précis (de ligne éditoriale…pouf pouf), vous laissez libre court, mais cet égocentrisme vous fait peur et le coté caliméro aussi, vous espérez juste que vous (lecteurs) ne fuirez pas. Bon pour reprendre du poil de la bête, une fois le surf remis dans la remise (re pouf pouf…il manque un poil de vagues sur la Loire), vous roulez vers votre maison, le seul contact que vous avez eu avec l’eau, c’est un mélange chloré présent dans la piscine qui vous a refroidi le cerveau et tétanisé (légèrement) les muscles après 1 km de brasse. Vous vous allongez dans l’herbe du jardin, vous pensez à cette vielle pochette de Bobby Lapointe, une marguerite aux lèvres…se transformer en Bobby Lapointe, trouver sa joie et son second degré ce serait pas mal…Un Jack Daniel’s en contemplant le soleil couchant termine de vous remettre en selle (selle, surf, on pourrait presque me croire sportif) et me voilà à regarder une nouvelle fois la nouvelle star. Vous aviez raté la semaine dernière et  là c’est la première fois que vous regardez le direct. Julien votre chouchou  (voir l’article de ce cher brieuc à ce sujet, je craquerai bien pour le t-shirt Jospin)  a choisi votre Christophe préféré (les mots bleus), certains se plantent, d’autres étonnent mais le fait de ne faire que des reprises vous mets un doute dans votre cerveau névrosé, pour qui vote le public, la chanson reprise, l’originalité de l’interprète ou les qualités techniques vocales ? au vu des résultats les plus mauvais sont restés au milieu de très bons (je ne citerai pas de noms par bonté chrétienne), le jury est amusant dans son malaise à trancher  mais bon une lapidation est une lapidation il a donc fallu jeter la pierre Pierre ...vive la sélection darwinienne sauf que là ce ne sont pas les plus forts qui gagnent forcément…mais comme l’avait dit le jury une fois, il y en a dans le public qui doivent avoir de la merde dans les oreilles…je ne peux m’empêcher de juger, tous les goûts sont dans la nature et pourquoi les miens seraient ils plus pertinents que les autres ? Vous pensiez courir ce jour, pris votre tenue mais sur le chemin du travail un vague regard éclaire votre cerveau embrumé du matin, il manquait le principal…les chaussures…vous pourriez tenter le coup pieds nus mais…. Non. Sur  ce, il est temps de penser à un week-end d’inactivité, de soleil et de chaise longue, profitez aussi de la manière qui vous siéra le mieux et à la semaine prochaine.

 

 

 

 

Par BARTLLEBOOTH
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Lundi 16 avril 2007

« Ne pas anticiper, c’est déjà gémir », cette phrase vous l’avez contemplée plus d’une fois dans le bureau de votre patron et vous ne pouvez pas dire que vous n’aviez pas anticipé en annonçant le programme ici même, sieste soleil et repos. Vous vous réveillez donc en ce samedi matin et là…le ciel est gris…une de vos deux filles est malade et le rendez vous que vous donne le médecin est à la pleine heure de la sieste….à quoi bon anticiper alors, vous gémissez de toute façon…en même temps vous le savez, avec les enfants l’anticipation au delà de 5 minutes est de l’ordre du vœu pieux. 

 

 

 Vous voilà donc parti chez le médecin avec vos deux filles (malin il a placé le rendez vous à 14 heure comme il est de garde, il peut donc basculer le prix de la consultation de 21  euros à 40 euros…), l’osculation dure 5 minutes (ma petite entreprise ne connaît pas la crise, joli rapport temps/honoraires) et vous ressortez dans cette bonne ville d’Amboise, lesté de vos filles à chaque main. Le regard des gens est étonnant, beaucoup de sourires, comme si tout cela était attendrissant. Une femme qui se promène avec ses jeunes enfants, cela parait normal dans l’inconscient mais un homme….peut être que c’est pour cela que Yves Duteil a eu autant de succès (pouf pouf…si vous avez l’air de prendre un enfant par la main dans la tête, j’ai gagné un de mes sourires de la journée). Vous rentrez dans un magasin de jouet et craquez aux demandes de vos filles…l’homme est décidément un être faible. Puis bonheur de la journée vous prenez un café en terrasse ( le soleil étant revenu)de la Pâtisserie Bigot , située à un point névralgique de votre chère ville d’Amboise. Le café est offert par la patronne (non pas à cause de votre célébrité due à ce blog et de votre talent de narrateur…pouf pouf…n’est pas Gonzague Saint Bris qui veut) vous discutez avec elle tout en contemplant les touristes, le château et la chapelle St Hubert   et convenez que cette ville est vraiment magnifique. Visite chez la libraire, discussion à bâton rompus bien plaisante sur vos dernières acquisitions (parler livre avec une femme, il n y a presque rien d’aussi agréable), et nouveaux achats en prévision de vos prochaines vacances (si vous ne les finissez pas d’ici là). Retour à la maison et là  vous vous posez dans votre jardin au soleil…l’anticipation a fini par payer.

 

 

Dimanche martin, direction familiale sur le marché d’Amboise .Tout le monde l’adore ce marché….sauf vous. Vous n’aimez les marché qu’à l’aube, quand seuls les vrais cuisiniers font leurs achats, mais à l’heure où vous vous y rendez la foule des badauds est bien présente et cette promiscuité dans les allées, les effluves émanant des corps peu vêtus du fait de la chaleur vous insupportent, vous fuyez donc bien vite pour rejoindre l’enclos de verdure familial qui vous sert aussi finalement de bouclier contre le monde. Les filles mises à la sieste, vous devriez faire de même mais l’appel des livres acquis est le plus fort. Au réveil, direction le château pour manger une glace dans le parc magnifique et une fois de plus vous vous dites que vous avez de la chance d’habiter cette ville, un sentiment de vacancier vous a parcouru tout le week-end…tout en restant chez vous…le bonheur je vous dit.

 

 

Par BARTLLEBOOTH
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Vendredi 20 avril 2007

Il est temps de dire au revoir, pas un adieu mais juste à un au revoir car vous vous absentez pour  un dizaine de jours. Des petites vacances de rien du tout, permettant de se reposer, de faire le plein d’énergie (en faisant le moins de choses possibles) et le plein de l’esprit (avec une belle pile de livres). Je dois dire que ce blog va me manquer et vous aussi lecteurs connus ou inconnus. Le flux de passants est régulier donc c’est que quelque part vous prenez plaisir à me lire comme moi je prends plaisir à écrire.  J’espère que vous ne m’oublierez  pas pendant cette période, en tout cas moi je penserai à vous et préparerai quelques textes qui j’espère vous plairont pour mon retour programmé le 02 mai. Prenez soin de vous, des autres et à bientôt

 

 

Par BARTLLEBOOTH
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Mardi 1 mai 2007

Pourrai je débuter un récit de vacances en affirmant que je n’aime pas les vacances… d’accord, c’est un brin provocateur (provocation : action permettant de se cacher par des moyens détournés…)mais c’est aussi un peu véridique. Disons que je n’aime pas dans les vacances le coté activités, les visites sur un rythme quasi militaire, bref tout ce qui rappelle l’organisation quotidienne le reste de l’année, je recherche donc la quiétude et le repos.

 Après un vendredi midi où j’avais consommé du rosé et des pizzas en terrasse et en agréable compagnie , le sentiment de quiétude  et vacances pointait le bout de son nez (au moins en surface) et il aurait fallu partir dés le samedi matin mais les élections nous donnent un délais supplémentaire de 24 heures, histoire de faire ralentir la machine et de ne pas reproduire le schéma de suractivité du travail dans l’organisation du déplacement. Le cargo démarra donc après un vote matinal le dimanche matin, direction l’Orne, campagne, ferme familiale et famille .Taquineries dominicales sur les votes de chacun et lecture dans le jardin donnant l’impression d’être déjà mi juillet. A 18 heure, direction la mairie de Tremont pour assister au dépouillement (Sarkozy et Bayrou en tête et faible score de Le Pen)  puis attente des résultats (en harcelant ma mère au téléphone pour qu’elle se rende sur les sites belges pour avoir les résultats en avance)et petite déception pour moi, Bayrou qui n’est pas présent au second tour, me mettant dans l’embarras, pour qui voter au second tour, choix cornélien dont je n’ai pas résolu l’équation à ce jour (plus que 5 jours…tic…tac…tic…Jack Bauer il faut faire un choix). Nouvelles taquineries familiales sur les résultats (avec tacles et mauvaise fois comme dirait Miossec)mais dans une ambiance à la rigolade et qui tranchait avec les (non) débats convenus et vides des télévisions hertziennes.

 

 

 

 

Le temps estival du  début de la semaine permettait d’avoir le double effet Kiss Cool, la lecture de 3 semaines de Monde en retard et obtention d’un teint halé d’aoûtien.  Un chronique du médiateur du journal sus cité m’a interloqué, quant aux difficultés d’un certain nombre de personnes pour obtenir des renouvellements de papiers d’identité et passeports. Ces situations ubuesques faisaient rire jaune et si les mêmes  discriminations avaient eu lieu il y a des années la France n’aurait pas la richesse qu ‘elle a aujourd’hui. S’ouvrir ou se fermer, espoir contre peur, positif ou négatif ? faites vos choix.

 

 

 

Ayant usé toutes les excuses possibles, j’ai fini par aller courir et comme à chaque fois… il faut que je me mette un coup de pieds au derrière (ce qui physiquement n’est pas aisé vous en conviendrez), ensuite au bout de 10 minutes la phrase « qu’est ce que tu fous là » me trotte dans le cerveau et au bout de 25 minutes quand l’endorphine débute son action, je me dis alors « qu’est ce que c’est bon »….le premier pas, toujours le plus dur…Cependant je m’interroge sur mon rapport au sport et à l’effort. Il n’est pas naturel. Je me suis bercé dans un dilettantisme toute ma vie, une sorte de oisiveté et j’aborde le sport de la même façon, sans motivation sur le long terme , seul un objectif me permet de tenir et encore. Finalement j’y recherche quelque chose de l’ordre de la fluidité et de l’oubli (comme dans d’autres « loisirs » sûrement ), une fluidité permettant de faire fonctionner le corps et l’esprit en pilote automatique quelques instants, oublier ses démons et ce cerveau qui turbine parfois trop et mal. De la méditation par des moyens détournés , se focaliser sur une chose et oublier le reste, pas si simple et souvent éphémère hélas… 

 

 

 

 

Le reste de la semaine a eu lieu sur ce même faux rythme, parfois entrecoupé de visites ou d’aide à ma belle sœur pour aller chercher les vaches. Le temps permettait d’avoir des prés secs (trop à cette période), et donc pour moi de ne rien craindre des actions salissantes et glissantes de la boue….en chien de berger j’ai du style, je ne courre pas et je ne jappe pas mais c’est tout comme. En allant les chercher au bout des champs (car une vache ne vient pas toujours toute seule pour se faire traire), je contemplais ces bêtes et ces paysages  bucoliques mais la façon que les vaches ont de déféquer et d’uriner  donnait tout de suite un coté moins poétique  à ces moments. 

 

Retour le vendredi en fin de journée pour profiter un peu des jours qui restaient et de notre maison. Visite de mon meilleur ami le samedi soir pour un premier barbecue de la saison tout en dégustant un Vouvray sec 2004 (Vigneau Chevreau) aussi minéral que subtil et un chinon rosé de chez Baudry magnifique. Un lagavullin finissait le repas de la meilleure des manières et on pouvait se dire « on est bien hein, on est bien ». Dimanche, visite chez des amis à Vouvray, dans leur maison extraordinaire (alliance de l’ancien et du modernisme) et retour à Amboise pour exploser un pneu de la voiture. Dans l’absolu, je sais changer une roue mais là premier problème, les écrous étaient trop vissés pour mes forces limitées, aide d’un voisin et là impossible d’enlever la roue…cela donne tout de suite un air con et appel de l’assistance pour qu’un garagiste vienne délivrer la belle princesse que j’étais de cette méchante roue qui ne m’obéissait pas. J’appris de sa bouche que cela arrive sur les jantes alus et qu’il faut taper avec un marteau et un burin (euh désolé j’en ai rarement sur moi).

  Dernière résolution avant la reprise du travail, moins utiliser cette fichue voiture et opter pour vélo/train/vélo entre mon domicile et mon lieu de travail. Combien de temps tiendrai je sur ces bonnes résolutions (le calcul des économies potentielles et assez flagrant), inch’Allah.. ;

La reprise ne devrait ne pas être trop dure, je repars en vacances dans 10 jours direction la manche, Jazz sous les pommiers pour quelques concerts (Manu Katché, Abd El Malick, Jean Michel Pilc) et si il fait beau Chausey, ce serait bien ça un petit tour à Chausey 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par BARTLLEBOOTH
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Lundi 7 mai 2007

Comment préparer ce dernier  week-end électoral  (quoi que les législatives restent bien proches mais auront un côté cloche merle moins national) ? Et bien pour oublier tout ce tintamarre, un bon petit concert de Jazz avec la famille Bartllebooth fût une solution acceptable voir indispensable….Direction donc Mosnes pour une soirée un peu frisquette mais un groupe plutôt pas mal dont je connaissais le pianiste : JAZZNOT, qui malgré le peu de personnes présentes, nous donna une bonne lecture sans fioritures et prétention de grands standards  du jazz. J’en profitais pour annoncer à Mme Bartllebooth mon choix pour l’élection de dimanche, le tout dans le son de la musique et d’un lieu public pour éviter des réactions trop brutales….(je blague chéri…)  Cette soirée ponctuait une journée pleine se surprises car il fallut le même jour changer 4 pneus sur le cargo et vu la taille des roues mon portefeuille fondit comme neige au soleil…cela m’apprendra à me la jouer bourgeois avec une grosse allemande …j’avais alors entrepris la quête du nouvel album de Tom McRae et en profitais pour acheter un album du Bill Evans Trio. Le problème quand vous achetez deux biens culturels en même temps, c’est que de temps en temps  l’un vampirise l’autre et c’est ce qui est arrivé. Je parlerai plus tard du Tom McRae (excellent) car j’ai du mal à me remettre du choc de l’écoute de Waltz for Debby. Je connaissais Bill Evans car il avait joué sur des albums de Miles Davis, dont le mythique kind of blue mais là en écoutant cet album j’ai pris plus qu’une claque, un séisme au moins. Cet album live enregistré au village Vanguard  montre un trio en osmose totale, le jeu de Bill Evans est somptueux de retenu et de douceur et il est accompagné par un bassiste Scott Lafaro, mort peu après, qui joue de sa basse comme d’une plume et d’un marteau, sensible et fort, libre et cadré, un rêve éveillé, du velours pour les oreilles… bref au delà du chef d'oeuvre,  quelque chose d'universel.

 

Samedi classique de français moyen avec courses au supermarché et venu d’amis pour l’après midi, discussions sur le vote de dimanche, franches rigolades et hop Samedi avait disparu…une question cependant de ma fille à sa maman « pourquoi c’est toujours papa qui t’amène à manger  à table ? »….

 

Dimanche…vote bien évidemment….pas de queue au bureau et préparation d’une tarte citron meringuée commandée  pour accueillir la sœur de Mme Bartllebooth….je dois la réussir car déjà la semaine dernière on m’en avait commandé une…c’est agréable de faire plaisir…puis direction le château de Valmer et son magnifique jardin pour une visite et un marché aux plants et plantes pour  que Mme Bartllebooth puisse finaliser la construction du jardin qui  prend vraiment forme et qui montre le talent qu’elle a,  pour avoir réussi  une telle beauté dans cet espace réduit (beauté qui me permet de lire et méditer dans une quiétude formidable). Retour pour les résultats (connus à  19h sur un site belge) et réfléchir aux conséquences éventuelles. Ce résultat était attendu donc pas de surprises, le Ps commence à imploser et des cons font tout pour justifier les discours musclés de la campagne….business as usual….je n’ai plus pour ma part qu’à espérer que le mouvement démocrate se forme pour les législatives et puisse amener pas un contre pouvoir mais une alternative à des réflexions trop simple (istes ?) et une volonté de passage en force nuisibles à une réforme de la France. Je ne voudrai pas que Nicolas Sarkozy s’approprie la phrase de notre désormais ancien premier ministre « la France aime être prise avec violence »….bon programme électoral non ?

 

 

 

Par BARTLLEBOOTH
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Vendredi 11 mai 2007

Vive les progrès sociaux….je repars ce soir en vacances….une semaine dans le Cotentin, fixant Jersey à l’horizon, quatre concert de jazz sous les pommiers pour les oreilles et de l’air marin plein les narines. Comme je ne me rends que dans des endroits sans ordinateur, je vais comme la fois dernière reprendre mon cahier et mes crayons pour rédiger manuellement des impressions de cette semaine (concerts, musiques, lectures) pour vous les faire partager par la suite. Tentez donc d’écrire deux ou trois pages manuellement et vous verrez ce que la crampe de « l’écrivain » veut dire. Dans cet ère binaire de souris et clavier (clapier ?), reprendre un stylo pour écrire est presque déstabilisent. Nous avons tous en mémoire ces rédactions et dissertations rédigées sur feuillets doubles, notre main y était habituée mais aujourd’hui que rédigeons nous manuellement ?

 J’interviendrai donc de nouveau sur mon cher blog et pour votre éventuel plaisir  vers le 21 ou 22 Mai. A bientôt. En bonus un clip de Jean michel Pilc que je verrai Mercredi soir en trio. Bien à vous

 

Bartllebooth

Par BARTLLEBOOTH
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Lundi 21 mai 2007

Vous le saviez, vous l’avez toujours su mais bon dans un coin de votre tête de naïf sentimental vous croyez encore au père noël, à la marmotte qui met le chocolat dans le paquet et au beau temps en Normandie la semaine de l’ascension….quel benêt faites vous….le soleil était pourtant au rendez vous dés le vendredi soir non pas dans le ciel mais pour un premier dîner de néo vacancier et e agréable compagnie. Un menu tout simple, des asperges (cuites parfaitement grâce à un truc de Joël Robuchon  lu dans Libé le matin même) accompagnées d’une crème légèrement citronnée, des pavés de saumon avec un coulis de poivron et du riz violet thaï et enfin après le sacro-saint fromage, une salade de fruit au citron vert et sucre vanillé. Du divin dans la simplicité, ou bien pourquoi faire compliqué quand le bonheur est dans le mélange subtil d’une ou deux saveurs…ne jamais chercher midi à quatorze heure… enfin votre invité vous fait le plaisir de ramener un Comte Clary 2000, il n’y a plus rien à dire, vos vacances débutent bien.

 

 

Départ le samedi pour Anneville sur mer, mais vos talents de GPS humain faisant défaut, vous trouvez le moyen de rater la seule sortie d’autoroute qu’il ne fallait pas rater….pourquoi faire court quand on peut faire plus long…arrivée en fin d’après midi et là le soleil est présent. Vous n’hésitez pas bien longtemps et chaussez vos chaussures de running pour un jogging sur la plage. Là le moment est unique, pas de vent, personne sur la plage la mer à mi hauteur, vous êtes bien. Vous vous attendez presque à tomber sur les reste de la statue de la liberté comme dans la planète des singes, ce sentiment d’être seul au milieu de nulle part est plutôt agréable (l’effet de l’endorphine). 

 

Eh puis le dimanche, retour à la réalité normande de Mai, vent nuage et pluie…vous êtes déçu ? Même pas, le cotentin n’est jamais aussi beau qu’avec un temps perturbé. Il n y a qu’ici que cela vous fait cela, qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il fasse soleil, vous vous sentez comme chez vous. Pourtant vous n’avez jamais habité à l’année, juste des séjours dans la maison familiale (tenue royalement par votre grand mère adorée) pendant les vacances  depuis votre naissance), mais si il y a un lieu auquel vous avez l’impression d’appartenir c’est bien celui ci. Un lieu où vous êtes totalement apaisé…à suivre

 

 

 

 

Par BARTLLEBOOTH
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