Pourrai je débuter un récit de vacances en affirmant que je n’aime pas les vacances… d’accord, c’est un brin provocateur (provocation : action permettant de se cacher par des moyens détournés…)mais c’est aussi un peu véridique. Disons que je n’aime pas dans les vacances le coté activités, les visites sur un rythme quasi militaire, bref tout ce qui rappelle l’organisation quotidienne le reste de l’année, je recherche donc la quiétude et le repos.
Après un vendredi midi où j’avais consommé du rosé et des pizzas en terrasse et en agréable compagnie , le sentiment de quiétude et vacances pointait le bout de son nez (au moins en surface) et il aurait fallu partir dés le samedi matin mais les élections nous donnent un délais supplémentaire de 24 heures, histoire de faire ralentir la machine et de ne pas reproduire le schéma de suractivité du travail dans l’organisation du
déplacement. Le cargo démarra donc après un vote matinal le dimanche matin, direction l’Orne, campagne, ferme familiale et famille .Taquineries dominicales sur les votes de chacun et lecture dans le jardin donnant l’impression d’être déjà mi juillet. A 18 heure, direction la mairie de Tremont pour assister au dépouillement (Sarkozy et Bayrou en tête et faible score de Le Pen) puis attente des résultats (en harcelant ma mère au téléphone pour qu’elle se rende sur les sites belges pour avoir les résultats en avance)et petite déception pour moi, Bayrou qui n’est pas présent au second tour, me mettant dans l’embarras, pour qui voter au second tour, choix
cornélien dont je n’ai pas résolu l’équation à ce jour (plus que 5 jours…tic…tac…tic…Jack Bauer il faut faire un choix). Nouvelles taquineries familiales sur les résultats (avec tacles et mauvaise fois comme dirait Miossec)mais dans une ambiance à la rigolade et qui tranchait avec les (non) débats convenus et vides des télévisions hertziennes.
Le temps estival du début de la semaine permettait d’avoir le double effet Kiss Cool, la lecture de 3 semaines de Monde en retard et obtention d’un teint halé d’aoûtien. Un chronique du médiateur du journal sus cité m’a interloqué, quant aux difficultés d’un certain nombre de personnes pour obtenir des renouvellements de papiers d’identité et passeports. Ces situations ubuesques faisaient rire jaune et si les mêmes discriminations
avaient eu lieu il y a des années la France n’aurait pas la richesse qu ‘elle a aujourd’hui. S’ouvrir ou se fermer, espoir contre peur, positif ou négatif ? faites vos choix.
Ayant usé toutes les excuses possibles, j’ai fini par aller courir et comme à chaque fois… il faut que je me mette un coup de pieds au derrière (ce qui physiquement n’est pas aisé vous en conviendrez), ensuite au bout de 10 minutes la phrase « qu’est ce que tu fous là » me trotte dans le cerveau et au bout de 25 minutes quand l’endorphine débute son action, je me dis alors « qu’est ce que c’est bon »….le premier pas, toujours le plus dur…Cependant je m’interroge sur mon rapport au sport et à l’effort. Il n’est pas naturel. Je me
suis bercé dans un dilettantisme toute ma vie, une sorte de oisiveté et j’aborde le sport de la même façon, sans motivation sur le long terme , seul un objectif me permet de tenir et encore. Finalement j’y recherche quelque chose de l’ordre de la fluidité et de l’oubli (comme dans d’autres « loisirs » sûrement ), une fluidité permettant de faire fonctionner le corps et
l’esprit en pilote automatique quelques instants, oublier ses démons et ce cerveau qui turbine parfois trop et mal. De la méditation par des moyens détournés , se focaliser sur une chose et oublier le reste, pas si simple et souvent éphémère hélas…
Le reste de la semaine a eu lieu sur ce même faux rythme, parfois entrecoupé de visites ou d’aide à ma belle sœur pour aller chercher les vaches. Le temps permettait d’avoir des prés secs (trop à cette période), et donc pour moi de ne rien craindre des actions salissantes et glissantes de la boue….en
chien de berger j’ai du style, je ne courre pas et je ne jappe pas mais c’est tout comme. En allant les chercher au bout des champs (car une vache ne vient pas toujours toute seule pour se faire traire), je contemplais ces bêtes et ces paysages bucoliques mais la façon que les vaches ont de déféquer et d’uriner donnait tout de suite un coté moins poétique à ces moments.
Retour le vendredi en fin de journée pour profiter un peu des jours qui restaient et de notre maison. Visite de mon meilleur ami le samedi soir pour un premier barbecue de la saison tout en dégustant un Vouvray sec 2004 (Vigneau Chevreau) aussi minéral que subtil et un chinon rosé de chez Baudry magnifique. Un lagavullin finissait le repas de la meilleure des manières et on pouvait se dire « on est bien hein, on est bien ». Dimanche, visite chez des amis à Vouvray, dans leur maison extraordinaire (alliance de l’ancien et du modernisme) et retour à Amboise pour exploser un pneu de la voiture. Dans
l’absolu, je sais changer une roue mais là premier problème, les écrous étaient trop vissés pour mes forces limitées, aide d’un voisin et là impossible d’enlever la roue…cela donne tout de suite un air con et appel de l’assistance pour qu’un garagiste vienne délivrer la belle princesse que j’étais de cette méchante roue qui ne m’obéissait pas. J’appris de sa bouche que cela arrive sur les jantes alus et qu’il faut taper avec un marteau et un burin (euh désolé j’en ai rarement sur moi).
Dernière résolution avant la reprise du travail, moins utiliser cette fichue voiture et opter pour vélo/train/vélo entre mon domicile et mon lieu de travail. Combien de temps tiendrai je sur ces bonnes résolutions (le calcul des économies potentielles et assez flagrant), inch’Allah.. ;
La reprise ne devrait ne pas être trop dure, je repars en vacances dans 10 jours direction la manche, Jazz sous les pommiers pour quelques concerts (Manu Katché, Abd El Malick, Jean Michel Pilc) et si il fait beau Chausey, ce serait bien ça un petit tour à Chausey
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