Et oui le polar est international et il en vient de partout. Voici donc un écrivain suédois habitant en Afrique et écrivant des romans policiers se passant en Scanie (région suédoise).
J’ai fini la 5eme femme hier soir et mon sentiment est mitigé. Ce n’est pas le premier roman que je lit de cet auteur (4…5 ?) J’avais un bon souvenir des chiens de Riga (mais qui se passait finalement en Lettonie) mais sur la durée finalement c’est creux. Il y a dans ce livre une bonne intrigue (le classique meurtrier en série) mais tout est un peu noyé dans de vastes considérations sur la vie de la Suède aujourd’hui. Ce n’est pas que la vie de la Suède ne m’intéresse pas mais à force de vouloir tout démontrer (mais quoi au juste ?) on ne voit rien et on s’agace. La micro intrigue sur les groupes d’autodéfense n’à aucun intérêt dans ce livre ou alors dans le cœur de l’intrigue. Même le personnage de Wallander qui a pu être attachant devient là tellement nostalgique d’un pays passé qu’il se transforme presque en réactionnaire alors que je l’ai toujours cru humaniste.
Bref je l’ai fini pour le principe mais les 100 dernières pages ont été survolées à la vitesse d’un concorde fuyant un missile.


Alors pourquoi en lire un autre, en l’occurrence le retour du professeur de danse ? Parce qu’on me l’a offert, ce qui est une bonne raison vous en conviendrez.
Dans mon jeune temps (et oui j’ai été jeune par l’age même si je me fais traiter de vieux con depuis l’age de 12 ans), le premier geste du matin était en me rendant en cours d’acheter le journal Libération. Je n’ai que rarement dérogé à cette règle pendant une petite dizaine d’année agaçant même mes proches car où que je fus il me fallait trouver une maison de la presse.
Alors pourquoi un jour on cesse d’acheter quelque chose qui s’apparente à un compagnon de route et qui rythme le quotidien. Je ne sais pas trop mais je me suis souvent posé la question de savoir si c’est le journal qui avait changé ou bien moi. Je n’ai pas de réponse à cette question qui est sûrement plus complexe qu’elle n’en a l’air. J’ai le souvenir de certaines plumes (Lindon pour les livres, Eric Dahan qui m’a fait vivre un nightclubbing par procuration, Bayon ou Philippe Garnier pour la musique) mais je n’ai plus d’attachement.
Je vais quand même tenter de le racheter, allez une dernière chance mais si je le lis avec les yeux de la nostalgie cela ne passera surement pas.
Des auteurs marquent plus que d’autres, pourquoi ? Comment ? C’est le mystère de l’âme humaine qui fait que l’on s’attache à un roman, à un auteur à une œuvre.
autoroutiers compliqués, temps à perdre (à gagner ?) me voila pas très loin d’un complexe commercial ou j’avais passé une partie de mon enfance.
mais j’avais toujours été persuadé que ce livre était de Raymond Queneau….
Puis vint la lecture de la vie mode d’emploi. La préface m’appris la fameuse règle qu’utilisa Georges Perec mais la lecture me la fit oublier. Je tombais juste dans un tourbillon romanesque dont je ne suis jamais remis. Il y avait tout dans ce roman du style, des histoires un mélange des genres et une honnêteté vis-à-vis du lecteur extraordinaire. J’avais juste le sentiment que ce livre avait été écrit pour moi et personne d’autre. Ce sentiment d’unique n’a jamais existé pour d’autres livres, j’avais presque le sentiment d’avoir trouvé le St Graal….
Ce livre, je l’ai un peu reniflé comme un chien, je n’osai l’approcher , il me faisait peur je gardais une distance de sécurité entre lui et moi….je me souviens pourtant d’avoir dit à un ami que c’était le livre de la rentrée ( au vu des échos médiatiques ) mais je n’osais pas. Et puis une chronique sur un blog
On a parlé de l’horreur de ce livre cette horreur je la connaissais (nous) déjà. Le point essentiel n’est pas là, il est dans le fait que le narrateur pourrait être moi ou vous. Ne bondissez pas, ne dites pas jamais de la vie, tout est possible…et c’est en cela que la lecture en est dérangeante car on vit avec le narrateur prenant fait et cause pour lui alors qu’il est ( qu’il devient ?) ce que l’homme a de pire en lui. La lecture est de ce fait éprouvante, comme l’avait été pour moi celle de Une saison de machettes de Jean Hatzfeld sur le génocide rwandais, livre de témoignage de bourreaux pendant le génocide .
Pour contrecarrer les sentiments ambivalents de la lecture de ce livre, j’ai en parallèle lu une partie de Routes et déroutes de Nicolas Bouvier, livre d’entretien avec
Après Presque 4 semaines de lecture, j’ai fini les bienveillantes de Jonathan Litell….ouf car ce ne fût pas le livre le plus facile à lire de mon existence. 900 pages en petits caractères et d’une écriture serrée, c’est un livre qui a sûrement du être sponsorisé par la fédération française d’ophtalmologie.
Je suis bluffé par la capacité de Litell à avoir porté ce projet et réussir à l’accoucher de cette façon. On sent que ces expériences sur le terrain ont amenées le terreau qui a fait germer ce projet. C’est peut être aussi le défaut de ce livre, Litell a un passé d’intervenant et d’observateur (d’auditeur ?) sur différents conflits récents et parfois le livre donne l’impression d’être un rapport d’audit…..Il y même un second degré sur la désorganisation du Reich, on a presque l’impression que c’est une description de certaines grandes entreprises et de la déshumanisation de nos gestes et actions au quotidien (attention ne me faites pas dire ce que je n’ais pas dit, il n y a pas de commune mesure entre les deux, c’est juste un parallèle)
Anticipant toujours sur l’avenir, mon marathon des bienveillantes arrivant à sa fin, j’avais lors d’un journée shopping (premiers achats de noël avec ma femme) fait l’acquisition d’un instant d’abandon de Philippe Besson en poche. Pour tout vous dire j’avais repéré ce livre l’an dernier mais le rapport nombre de pages/prix de l’édition originale m’avait paru un peu prohibitif (étrange rapport à l’objet et aux choses, prêt à dépenser 150 euros pour une
édition originale signée de Jim Harrison, mais pas 15 euros pour 150 pages environ….).
Soit pour faire un pitch allo ciné (clin d’œil à Brieuc75….) : un homme revient dans sa ville après avoir purgé une peine de prison pour le meurtre de son fils de huit ans…..oui je sais c’est encore un truc glauque….finalement on apprends que le meurtre était sûrement un accident, que le fils n’était pas de lui, et qu’il attends dans sa maison vide le retour de son compagnon de cellule qui l’a ouvert à la vie et à sa vraie nature et tout ça sur 150 pages…. Le livre est beau sur la rédemption et sur le pardon impossible dans les yeux des autres mais je dois avouer que mes hormones hétérosexuelles ont été déçues par le fait qu’il préfère les hommes….une jolie jeune fille s’offrait à lui et il refuse…ah le con
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