D’abord un style, c’est important un style mais cela peut aussi n’être rien, si il n’ y a pas de fond et là les deux sont en adéquation, quand cela arrive vous êtes heureux. Voici donc le premier roman de Colombe Schneck, vous aviez déjà chroniqué son premier récit ( ici ) et vous vous êtes penché (noyé ?) sur son premier roman sa petite chérie. Sur une trame simple (le quatrième de couverture : jean m’appelait sa petite chérie. Nous étions amis et nous avions tant de chose à nous dire. Nous avions quinze ans tous les deux. L’age d’un premier amour,pourtant encore aujourd’hui, si je raconte ce...
Un homme qui a pu écrire une biographie sublime de Philip K Dick Je suis vivant et vous êtes mort (titre sublime, tout l’univers de K Dick dans une phrase), ainsi qu’un livre sur l’affaire Roman L’adversaire, tout aussi sublime a eu et a toute votre sympathie. Vous voilà donc plongé dans son nouveau livre. Premier point, intitulé, Un roman russe ce n’est en aucun cas un roman, un coté russe peut être, mais pour le reste c’est au choix de l’égo non fiction (du Christine Angot en mieux) ou une mise en abyme de l’âme de l’auteur. Votre plongée a lieu en apnée, à aucun moment vous ne pouvez reprendre...
Je n’aime rien tant que sortir, que quand il me sort. Seule je ne suis rien, je ne fais rien, je suis totalement dépendante de lui mais c’est ainsi je l’accepte, de lui j’accepte tout…Il m’emmène dans de grandes salles ou dans des bars enfumés car j’aime être regardé, j’aime que l’on nous regarde. Quand il me prépare, me fait belle, je suis aux anges, il tellement prévenant, pas de maquillage je n’aime pas cela, je ne suis pas faite pour cela, juste un peu de crème pour que ma peau brille à la lumière. Il me met mon manteau, ma protection comme il me dit et nous voilà partis, dans le métro, en...
« Ne pas anticiper, c’est déjà gémir », cette phrase vous l’avez contemplée plus d’une fois dans le bureau de votre patron et vous ne pouvez pas dire que vous n’aviez pas anticipé en annonçant le programme ici même, sieste soleil et repos. Vous vous réveillez donc en ce samedi matin et là…le ciel est gris…une de vos deux filles est malade et le rendez vous que vous donne le médecin est à la pleine heure de la sieste….à quoi bon anticiper alors, vous gémissez de toute façon…en même temps vous le savez, avec les enfants l’anticipation au delà de 5 minutes est de l’ordre du vœu pieux. Vous voilà donc...
La vague est retombée et vous voguez de nouveau sur une mer plus calme. Ce fut un vrai coup de vent, qui vous secoua. En météo quand il pleut et qu’il vente, on appelle cela une dépression (ah le vocabulaire…), pour vous un petit coup de froid provisoire mais les nuages disparaissent et vous voila sur votre surf à rechercher la prochaine vague amicale, du coté du pays basque dans un parfait monde parfait. Vous avez tout de même un peu honte d’exposer tout cela sur ce blog, c’est un peu crypté, un peu masqué, c’est salvateur pour vous cette mise en perspective mais pourquoi vous faire subir (à vous...
Et la route continue, en compagnie d’Ed Mc Bain, elle pourrait être sans fin cette route. Voici donc Vêpres rouges (Vespers) écrit en 1990. Nous sommes donc avec la même brigade depuis 35 ans maintenant. Le temps a plus passé dans le réel que pour les personnages mais qu’importe, ces 35 ans ont duré quoi une petite dizaine d’année pour eux…les chanceux. Ce livre est étonnant car si il prend en compte la réalité de l’époque (le crack), il y a dans l’écriture une intemporalité étonnante, nous sommes en 1990 mais nous pourrions être en 1960, c’est magique. Pour L’histoire, eh bien j’ai vu juste car...
« Et tout d’un coup le souvenir m’est apparu. Ce goût, c’était celui d’un petit morceau de madeleine que le dimanche matin à Combray (parce que ce jour-là je ne sortais pas avant l’heure de la messe), quand j’allais lui dire bonjour dans sa chambre, ma tante Léonie m’offrait après l’avoir trempé dans son infusion de thé ou de tilleul.. La vue d’une petite madeleine ne m’avait rien rappelé avant que je n’y eusse goûté….Mais quand d’un passé ancien rien ne subsiste, après la mort des êtres, après la destruction des choses, seules, plus frêles mais plus vivaces, plus immatérielles, plus persistantes,...
Vous avez donc voulu voir, si votre corps réagissait encore, et vous voilà donc parti en ce vendredi midi pendant votre pose déjeuner courir le long du cher. Le corps réagit bien, chauffé par les rayons de soleil printanier et par l’exercice modéré que vous lui faite subir, vous voilà rentré, 7 km de plus au compteur et 40 minutes et vous vous dites que vous devriez le faire plus souvent (réflexion qui sera revue à la baisse le lendemain suite à quelques courbatures matinales…je connais un personne lisant ce blog qui se dit : je t’avais prévenu). Au vu du temps et du week-end qui se dessine, vous...
La semaine fut finalement un poil chargée. Vous escomptiez une sorte de trêve des confiseurs pré week-end pascal mais vous voilà plutôt parti animer une réunion à Dissay sous courcillon (joli port de pêche comme dirait mon cher Thib). Les raisons en sont multiples et pour agrémenter cette réunion la maison mère a décidé de stopper toute l’activité de distribution pour ce mercredi, considérant l’heure grave, sans réfléchir aux conséquences de distribution et de service, mais ce que Dieu veut, vous l’exécutez. Vous voilà donc sur la route, en charmante compagnie, avec tout l’attirail du manager prêt...
Comment parler d’un livre que l’on n’a pas fini et dire pourtant qu’il est superbe ? C’est dans cette configuration inédite que je me trouve et ce n’est pas évident. Il est vrai que j’aurai pu omettre ce point mais j’aurai manquer à mon devoir d’honnêteté envers vous (et oui je crois ma mission…pouf pouf…on aura tout lu) .bref ce livre parle du drame du stade du Heysel, en confrontant, dans un cœur à multiples voix, les vies de différents protagonistes (supporters anglais, français, belges et italiens), dans un chassé croisé de leurs âmes et pensées. C’est magnifiquement écrit, c’est touchant,...