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le blog bartllebooth Blog de vieux con

De la théorie à la réalité, réalité de l'urgence

Bartllebooth


C’est étonnant comment une notule écrit sur un bout de clavier peut prendre tout son sens dans les 12 heures qui suivent. Quelle notule ? Eh bien réponse ci dessous.
Mettant à profit la journée de solidarité ( enfin la pentecôte, mais tout le monde semble oublier la raison de ce jour férié plus férié à moitié férié et encore pas pour tout le monde ), la famille Bartllebooth avait pris la direction de la Normandie profonde pour profiter du beau temps présent lui aussi dans l’Orne, et de la famille de Mme Bartllebooth. Pour Mr cela signifiait s’avachir dehors à lire un mois de Monde en retard en sirotant une bière, regarder vaguement le sport à la télé et rédiger une notule, bref un samedi reposant.
Le dimanche départ pour un repas de famille après avoir réagi à la phrase lue de mon nouvel ami Alain Milon et de rédiger un petit article. Hélas,  le père de mme ( mon beau père quoi) commença à se sentir pas très bien , et le retour à sa maison ne se passa mal , il fallut donc appeler un médecin.
Nous voila donc en ligne avec le centre de secours qui nous conseille un médecin à environ 40 kilomètres de la résidence.... désertification médicale ? Finalement le répartiteur décide de faire venir une ambulance pour constater l’état de mon beau père  et l’ambulance arriva une petite heure après... Et là le smur décide de venir aussi et il faut donc les attendre une bonne demi heure supplémentaire.... constat de l’état et transport à l’hôpital d’ Alençon aux urgences. Me voilà donc à accompagner ma belle mère pour l’aider à patienter et nous nous installons dans la salle d’attente.... les urgences, c’est un peu la cours des miracles, du poivrot qui a fait une chute, à la petite ado qui a un petit bobo au genou, une allergie médicamenteuse , et des pathologies hélas bien  plus lourdes. Mais tout ce monde se croise dans un espace clos ou l’intimité n’existe peu ou pas.... Le temps de voir le médecin qui a pris en charge mon beau père  une heure plus tard, qui nous dit que dans 2 minute il pourra nous donner les premiers résultats et 30 minutes plus tard , nous le recroisons qui nous dit dans 2 minutes , il nous donne les résultats... une demi heure plus tard toujours rien et là mon beau père s’agitant , on nous demande d’aller le voir, principalement pour le calmer mais comment calmer quelque un qui souffre qui est dans une pièce où il fait 35°c et dont le personnel médicale s’énerve. Non pas que je blâme le personnel dans l’histoire, trop peu pour trop de monde, le médecin prenant en charge mon beau père devant en même temps partir en intervention pour le smur, c’est donc un diagnostic en pointillé qu’il a fait sur un délai de temps qui a été entre 20H30 et 01H30....des malades sur des lits dans les couloirs à la vue de tous attentant , qui une chambre, qui une prescription. Le plus malheureux, c’est qu’il semble que la denrée la plus rare dans un hôpital ce soit les lits, les chambres, bref un endroit ou les malades une fois le diagnostic fait puissent de reposer  et ne pas subir le va et vient des urgences.... le pire c’est que sur la soirée que j’ai passé là bas, seul 6 ou 7 patients nécessitaient une hospitalisation. A 14h le lendemain la moitié était encore là à attendre. Mon beau père aussi pour info, qui fut ensuite transféré aux urgences de Mortagne au perche pour peut être récupérer une éventuelle chambre.... qu’il n’avait toujours pas à 18 h ce soir... A Qui en vouloir alors ? Pas au personnel même si certaines attitudes sont énervantes ( le manque d’écoute et de patience , la brusquerie à certains moments ) mais compréhensibles vu la charge de travail. Pour moi c’est cette idée de santé rentable qui est à blâmer, cette recherche d’équilibre . On sent qu’il y a assez de personnel pour faire le minimum vital ( les soignants soignent ) mais  on devine derrière  le gestionnaire qui ne maintient qu’un nombre de lit minimum le week-end  pour limiter le coût de maintenance et de personnel, l’obsession comme dans l’entreprise privé de  ces petits gains de productivité , cette chasse au gaspi , gaspi qui permettait (peut être) autrefois d’avoir plus de souplesse de temps.
Bon par contre c’est beau, une charte  du patient hospitalisé est affichée partout, tout le monde voudrait sûrement l’appliquer, mais comment faire plus avec moins ? 

Commentaires

CéCé Mme Patate 01/06/2009 22:49

Bon et bien dit moi finalement pas de tout repos ce WE...En esperant que tout ira bien pour ton beau père et qu'il sera vite sorti de l'hopital enfin des urgences enfin du lieu ou malheureusement il reste en standby...Bisous et courage !CC