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le blog bartllebooth Blog de vieux con

Miles Davis kind of blue

BARTLLEBOOTH

Et si il n’en restait qu’un ? Plus d’ île déserte, pas de choix pas de liste, rien, quelque chose qui serait le lien entre tout et rien, le silence et le bruit, le calme et la tempête , l’alpha et l’oméga bref quelque chose d’unique. Cette chose, ce chef d’oeuvre ce mélange unique ,une forme de quintessence de la musique existe, il se nomme Kind of Blue et Miles Davis en est l’auteur (ou plutôt le chef d’orchestre).

Les spécialistes ex-boutonneux du jazz pourraient vous parler d’un événement sur le jazz modal, sur ceci ou cela mais les spécialistes, mathématiciens frustrés à explication inepte, on s’en fout. Cet enregistrement n’est rien d’autre que toute l’émotion humaine concentrée sur une galette de vinyle ou de plastique selon l’époque.

Imaginez donc 6 musiciens convoqués par le maître pour deux séances le 2 Mars et le 22 avril 1959, et qui se retrouvent dans un studio ave un être taciturne qui ne leur donne que peu d’explications. Pourquoi ? elle ne servent à rien, c’est de la musique pas une dissertation avec thèse antithèse et synthèse. Une rythmique, une mélodie (une ligne) et en avant messieurs je vous paye à jouer alors JOUEZ. Bon ce ne sont pas des manchots, on a là la crème de la crème, les meilleurs seconds de cuisine avec un chef qui a depuis un moment dépassé les 3 étoiles de je ne sais quel guide . Bill Evans, John Coltrane, Julian « Cannonball » Adderley , Wynton Kelly, Paul Chambers , Jimmy Cobb .

Alors ils jouent, ils suivent le maître, le chef d’orchestre et comme Miles Davis avait tout préparé dans sa tête, une prise suffit.... Oui oui vous avez bien lu, une prise c’est à dire que chaque morceau, sauf un, a été enregistré en une fois.... Quand on pense que certains groupes mettent plus d’un an à enregistrer un album.... Il n ’y a rien en trop, il ne manque rien, c’est un équilibre, le yin et le yang. C’est un peu comme dans la philosophie japonaise où vous devez vous concentrer sur un geste, un seul, le penser et l’oublier en même temps, le faire et le vivre, un instant et une éternité....

Tout est là à portée de main (pardon d’oreille), quelque chose qui peut vous réconcilier avec tout car il est le tout. Dans la surenchère du plus qui est souvent faite pour masquer le vide, Miles Davis a choisi l’inverse, ôter pour concentrer, l’épure pour arriver à l’essentiel. Cette sorte de bleu est sûrement la couleur de l’infini, plongez y

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