Samedi 21 novembre 2009

Et voilà, j’ai été tagué sur mes lectures. Je peux remercier Sylvie et son blog de m’avoir tagué même si mon temps de réponse a été un peu long…

1. A quel livre dois-tu ton premier souvenir de lecture?

Il y en a deux je crois, Michka l’ourson et Crin blanc, deux livres d’enfant. Le michka reste en moi depuis la maternelle, je ne sais pourquoi

 

  2. Quel est le chef-d'œuvre "officiel" qui te gonfle?

En dessus du volcan de Malcom Lowry, malgré de multiples tentatives je n’y arrive pas je trouve que cela fait…en fait ce livre me perd





3. Quel classique absolu n'as-tu jamais lu?

Malgré des études (un peu) supérieures, j’ai échappé à Zola et Stendhal



4. Quel est le livre, unanimement jugé mauvais, que tu as "honte" d'aimer

Aucune idée, je n’ai aucune honte à aimer un livre par contre puisqu’on est aux confidences, un truc que j’ai honte d’aimer, c’est le je t’aime de Lara Fabian. Là je suis sur  d’avoir grillé le peu de crédibilité qu’avait encore ce blog  




5. Quel est le livre que tu as le sentiment d'être la seule à aimer?

L’explosion de la durite de jean Rolin







6. Quel livre aimerais-tu faire découvrir au monde entier?

L’usage du monde de Nicolas bouvier et son yang le poisson scorpion, tout Nicolas bouvier en fait

 

 

 



7. Quel livre ferais-tu lire à ton pire ennemi pour le torturer?

Les œuvres complètes de Paul Loup Sulitzer





8. Quel livre pourrais-tu lire et relire?

Le maitre des illusions de Donna Tartt






9. Quel livre faut-il lire pour y découvrir un aspect essentiel de ta personnalité?

Martin Eden de jack London







10. Quel livre t'a fait verser tes plus grosses larmes?

D’autres vies que la mienne d’Emmanuel Carrère







11. Quel livre t'a procuré ta plus forte émotion érotique?

La nuit des temps de Barjavel, j’étais en troisième je crois et c’est là que j’ai découvert tout le pouvoir de l’écriture sur l’âme humaine…et mes hormones

 






12. Quel livre emporterais-tu sur une île déserte?

La vie mode d’emploi de Georges Perec, même si malgré le titre ce livre ne me permettrai pas de survivre






13. De quel livre attends-tu la parution avec la plus grande impatience?

Aucun, je ne suis qu’assez peu, voir pas l’avant publication, donc je n’attends rien hormis des surprises


14. Quel est selon toi le film adapté d'un livre le plus réussi?

Alors là aucune idée car quand un film suit parfaitement le livre je trouve que en même temps cela respecte le livre et cela n’ammène rien et que si le film ne respecte pas le livre cela ammène quelque chose mais perturbe le lecteur que je suis….je suis compliqué je sais

 

Je dois taguer à mon tour donc hélène si elle veut jouer, Véronique , Amanda Meyre et l'ami Dubuc si il a le temps

Par Bartllebooth - Publié dans : IN THE MOOD FOR BOOKS
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Jeudi 19 novembre 2009
Cher Raymond,

Je crois que si je vous écris aujourd’hui publiquement, c’est pour enfin déclarer toute l’admiration, tout l’amour que j’ai pour vous.
Je sais, cette lettre va faire lever plus d’un sourcil, agacer plus d’une personne, mais comme vous Raymond, je suis un vrai punk et vrai rebelle et j’aime faire les choses à coté de la plaque.

Car finalement vous êtes un magicien, que dire un ensorceleur.

Mettez vous à notre place de petit supporter de base ne connaissant rien au foot. Depuis une fameuse finale de 2006 dont le seul souvenir mémorable est que quoi qu’il est en face de lui, un ballon ou un Materazzi, c’est dans le coup de tête que Zinédine excelle en finale, nous avons du supporter (  dans le sens négatif du terme, car supporter c’est autant encourager que subir) un euro plus que poussif ( risible ?) puis des qualifications qui auraient même fait taire un président dont le prénom est Nicolas...

Une fois, cent fois mille fois, moi simple ignorant ( comme tant d’autre),  j’ais souhaité votre départ, votre révocation , votre envoi aux Kerguelen ou sur l’ île d’Elbe mais tel un chêne centenaire breton qui nous rappellerait les consonances bretonnes d’un nom dont vous n’avez pas l’origine, vous n’avez pas rompu sous la tempête.

Nous devrions tous être heureux depuis hier soir, la France est qualifiée, ira à cette coupe du monde en Afrique du Sud et finalement hormis les publicitaires, les marchands de télé et TF1, je sens plutôt de la honte dans les propos de tout le monde.

Et c’est bien là où votre talent de magicien est à son paroxysme Un mauvais match cela arrive mais faire jouer ( non le terme n’est pas juste, il n’y a pas de terme pour dire ce que l’équipe de France faisait sur les terrains de la grande Europe ) une équipe comme cela, utiliser une langue de bois (de chêne comme évoqué plus haut) et garder votre place, c’est de l’ordre de la magie... et qualifier une équipe dont la vison de plus de 10 minutes d’un match  a plus d’effet qu’une saison complète de Bonne nuit les petits.

Une main aura suffit à ne pas couper  votre tête ( quel symbole) , et comme d’habitude vous vous sauvez (passez moi l’expression) « à l’arrache » et même là vous êtes capable de ne tenir que propos lénifiants , ne sachant dans un moment de sincérité dire que votre équipe a été nulle et qu’elle ne mérite rien d’autre que rien.

On n’évoquera pas ce matin l’arbitrage que vous avez tant décrié parfois, car hier soir il fut parfait ( ou imparfait) et cette notion de fair-play et d’honnêteté qui dans cet instant ou votre capitaine toucha le ballon de sa main disparut à tout jamais et permettra aux détracteurs du football de dire une nouvelle fois que ce sport est un sport de voleur.

Tout le monde vous déteste, et pourtant tous les supporters continueront à regarder cette équipe, jusqu’à la prochaine coupe du monde avec ce sentiment ambivalent de haine pour vous et le jeu proposé et le peu d’espoir que cela ne pourrait être que moins pire. Magicien je vous le dis car en regardant chaque match nous espéreront une victoire pour notre pseudo fierté nationale tout en espérant une dernière défaite pour qu’enfin vous puissiez voguer sous d’autres cieux, épouser votre Estelle et nous espérer reprendre un peu de plaisir....

Créer autant de sentiments chez les gens, ce n’est pas donné à tout le monde.... heureusement

Cordialement


Bartllebooth
Par Bartllebooth - Publié dans : IN THE MOOD FOR OPEN LETTER
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Lundi 16 novembre 2009
Pour ceux qui me connaissent, vous savez tous que je ne suis pas le plus grand des fêtards ( voir le plus petit des moins grands....). Retrouver donc ici une chronique d’un disque de dance/électronica pourrait presque paraître improbable, mais vous savez tous que je ne suis ni à une contradiction près ni à parfois une ouverture d’esprit ( malgré mon statut de vieux con qui du coup en prend... un coup).
Découvert par hasard par l’intermédiaire d’un ami retrouvé grâce à facebook ( ami dont je ne soupçonnais même pas le goût pour la musique de club), je dois avouer que j’ai pris une (petite) claque avec ce Flashmob de Vitalic.
Figurez vous déjà que c’est un petit français cet artiste ( quoi qu’à l’heure de la mondialisation, cela ne signifie pas grand chose l’origine) et ce disque ( son deuxième) est une tuerie.... il arrive même à me donner envie de danser , c’est dire l’exploit. Des morceaux à l’accroche très froide et mécanique, puis des montées en régime qui vous font taper plus que du pied, des vocaux tantôt bizarres, tantôt planants, des variations rythmiques et mélodiques, utilisation de vocoder, des synthés très présent, ainsi qu’une basse donnant toujours le la des morceaux. C’est en même temps répétitif et jamais pareil, cela flirte avec le too-much mais par je ne sais quelle magie, l’artiste retombe toujours sur ces pieds et il n’y pas de redite ( plus gros risque sur un album d’électronique, c’est pour cela que sortent plus de maxis il me semble). Bon ce n’est pas un disque à écouter  le soir avec un whisky  dans son fauteuil ( toute ressemblance avec une personne nommée Bartllebooth serait fortuite...) mais pour démarrer la journée, en voiture ( en faisant attention aux excès de vitesse) , voir juste vouloir être de bonne humeur c’est parfait.
Un mini mix de l'album


et un titre
Par Bartllebooth - Publié dans : IN THE MOOD FOR SOUNDS
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Samedi 14 novembre 2009
Vies minuscules, ROMAN majuscule ?  On pourrait presque s’arrêter là dessus après avoir lu ce livre de Pierre Michon.
Pierre Michon, je suis passé à coté pendant des années malgré une rencontre il y a bien longtemps. Je l’ai finalement découvert avec son dernier livre publié cette année et je me suis dit suite à cela qu’il fallait que je reprenne le chemin au départ, par le commencement ( mon obsession de la chronologie littéraire).
Voici donc Vies minuscules première OEUVRE publié par Pierre Michon.  Ce n’est pas  à proprement parler un roman, mais une série de portraits de personnes croisées (directement ou par l’oral du souvenir) par Pierre Michon depuis l’enfance. De ces vies, de ces morceaux parcellaires, Pierre Michon crée des textes où ces vies  deviennent actes de bravoure, lyriques, une odyssée d’Ulysse , une oeuvre où l’oubli de l ‘existence de l’humain, des millions de vies menées sans gloire, s’efface face à une langue qui est plus que poétique, qui est définitive.
L’auteur ne se ménage pas dans ces pages car face à ces vies auquel il rend une dignité d’icône, lui maltraite sa propre personne, son désir d’écrire, de devenir écrivain. Ce sont ses tâtonnement face à ses personnages, face à sa propre vie qui crée la beauté de ce livre, car avec ce tâtonnement qui dura des années, il pourra publier ce livre qui réussi deux choses essentielles, donner de la dignité à la vie et à l’humain tout en donnant naissance à un écrivain majeur.
Par Bartllebooth - Publié dans : IN THE MOOD FOR BOOKS
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Mercredi 11 novembre 2009
« on est pas rendu à Loches »  est une expression tourangelle qui veut grosso modo dire qu’on y est pas encore arrivé et qu’il y a encore un peu de chemin/travail/effort pour y arriver. L’ironie de tout cela c’est que la route de  Tours  à Loches est d’une platitude beauceronne et que la seule vue que l’on ait sur cette route, hormis une ligne droite, ce sont des champs à droite et à gauche et le cul d’un 38 tonnes devant vous ainsi qu’une incapacité de doubler le dit camion rendant la route de monotone à exaspérante.
Est ce que mon blog est exaspérant, je n’espère pas, monotone, sûrement surtout dans la platitude de friche dont je l’ai laissé ces 3 dernières semaines.

L’amusant dans tout cela est que quand je ne publie rien sur des périodes plus ou moins variables, l’article qui inaugure un redémarrage plus ou moins long est toujours fait pour justifier la jachère qui précède.
Celui ci doit il déroger à la règle ? Mon coté rebelle dirait oui, mon coté grégaire non et honnêtement mon coté grégaire gagne toujours la bataille.
Alors ces 3 semaines ont été mises à profit pour laisser mon cerveau entièrement disponible à mon nouveau travail, à une visite à Loches figurez vous lors d’un week-end super agréable avec des amis normands.
Mes marques étant prises dans mon nouveau travail ( j’ai encore une petite roulette sur mon vélo mais on va l’enlever bientôt),je suis sexy sur un transpalette Jungheinrich, je deviens à l’aise sans être expert dans le management d’entrepôt  et le  rythme différent de travail (3*8) va être intégré à mon organisme pour ne pas laisser mon bébé/blog en mort clinique.
I’m black and I’m proud chantait James Brown, I have a blog and I’m proud of it  puis je murmurer ( chanter c’est autre chose et je ne voudrais pas qu’un déluge s’abatte sur la France), so I’m back


Par Bartllebooth - Publié dans : IN THE MOOD FOR DOUTES
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Lundi 26 octobre 2009
C’est un livre court, une centaine de page , une nouvelle qui n’en est pas une, un concentré, une gangue autant dans le texte que dans l‘unité de temps.
Nous voici donc à Vienne au début du siècle, le carnaval, un couple, le jeu du mystère, quelques allusions, quelques révélations et le couple va vivre une nuit entre rêve et réalité, chacun de son coté, dans un flou entre fantasme et tentation, acte et désir.
Ce qui est étonnant, ce que malgré son age, ce texte n’a pas vieilli, quelques tournures de phrases peut être mais dans le fond, le sujet est brûlant, toujours autant d’actualité. Ce rapport au couple, l’unité, la vérité, le mensonge, le désir d’ailleurs, tout est abordé, presque découpé au scalpel et grossi au microscope électronique. Arthur Schnitzler fut un  ami de Freud, on sent donc bien ce rapport au rêve,  à l’inconscient.
C’est magnifique, mais (presque) dérangeant et dut
donc, vu la date de publication, novateur.
Dernière chose, c’est de ce livre que s’inspira Stanley Kubrick pour faire Eyes Wide Shut.
Par Bartllebooth - Publié dans : IN THE MOOD FOR BOOKS
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Dimanche 25 octobre 2009
Me revoilà donc, après une disparition temporaire comme un E chez Perec... Mais je le sais des rumeurs on couru pendant mon absence ( une voix m’a même dit de bouter les anglais hors de France mais la garde de mes moutons m’en a empêchée)...


- je dois vous l’avouer tout d’abord, j’ai échoué... oui moi, j’ai échoué... je croyais avoir de bonnes chances mais.... non pas que je briguai la direction de l’EPAD, je n’ai pas de papa, je suis déjà trop vieux  et pour avoir travaillé ( brièvement) dans une des tours de la défense,  je ne suis pas sur de vouloir promouvoir le centre d’affaires affilié à ce quartier... non j’ai échoué à mon pot de départ de mon entreprise, où je n’ai pu m’empêcher  de pleurer, alors que ce départ n’était qu’une volonté personnelle de voir autre chose... mais voir 35 personnes  avec qui vous avez partagé quelques années de travail commun, c’est émouvant... ils me le rendirent bien avec quelques cigares offerts et un glenfarclas de 25 ans qui méritera une chronique à lui seul.

- Ensuite, par un hasard de circonstance, mon changement d’entreprise se croisa avec un changement d’opérateur internetien... Pas loin de 3 semaines pour transférer ma ligne, de grands moments de frustration à attendre un hypothétique SMS de confirmation d’ouverture de ligne ... Je suis tenté de faire une allusion aux suicide dans ce qui est devenu mon ancien opérateur, mais ce ne serait pas très correct, je le remercie juste d’avoir coupé ma ligne début octobre et de ne l’avoir donnée au nouveau que 3 semaines plus tard.... Oui merci. Cette coupure me permit quand même de me rendre compte de ma dépendance au web,  alors je fais le fanfaron en disant que je ne regarde presque pas la télé mais finalement l’addiction aux écrans s’est juste transférée d’un média à un autre... Internet est peut être plus interactif pour moi ( ce blog en est une preuve) mais l’addiction reste quoi qu’il se passe...

- Nouveau travail, redémarrage (presque ) à zéro, tout est pareil et tout est différent, impression fugace de retourner à l’école.... plus prosaïquement  une nécessité de se concentrer sur tout car on ne sait au départ faire le tri sur les informations qui arrivent par vagues, comprendre le nouveau monde dans lequel on va nager... intéressant de repartir, d’ être non pas en danger mais moins à l’aise, moins facile, douter, réfléchir, se remettre en cause... Vivre.

- Je ne suis pas parti non plus en Suisse pour défendre Polanski, ni passer au 20 h pour défendre Frédéric Mitterrand... Les deux affaires sont liées, je tente de ne faire aucun jugement mais ces deux affaires me font m’interroger sur moi même, car si dans le cas de Polanski, je suis plutôt vindicatif ( mon histoire personnelle créant un prisme de lecture grossissant ) , j’ai une tendance à une  mansuétude  première pour le deuxième.... Et pourtant, qui est le plus coupable entre un qui paye pour des relations tarifées avec des boxeurs de 40 ans ( sic) et un homme qui a abusé d’une gamine de 13 ans il y pas loin de 40 ans... Pourquoi cette mansuétude ( l’autre est il consentant parce qu’il a été payé ?) d’un coté et ce dégoût pour l’autre et de ne pas croire à un pardon alors que la victime l’a fait... Je m’interroge sur le pardon, les gestes, la justice et ses interprétations et mes propres interrogations qui sont sans réponse.... Pas de jugement du coup pour moi, trop facile de réagir de façon primal, je laisse tout cela au jugement des autres, quoi qu’il se passera je n’en penserai rien, ou je penserai en m’interrogeant  sans cesse, sans avoir sur ce coup là de réponse, juste plus de doutes .

- Dernière note du week-end, une de mes filles à 39°4 ce soir, tousse, a mal à la tête, a des courbatures .... tout rapport et symptômes avec un virus à l’image de Babe  le cochon  est je l’espère fortuit... suite demain, et qui sait, une mise en quarantaine... Heureusement Internet est revenu


edit : visite lundi soir chez le médecin, pas de h1N1...banal virus d'un automne pas automnal
Par Bartllebooth - Publié dans : IN THE MOOD FOR DOUTES
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Mardi 6 octobre 2009

ce blog va être en congés quelques jours, le temps d'un basculement d'un opérateur téléphonique à un autre, internet et le 22 à Asnières sont donc indisponibles dans la maison Bartllebooth.

Je mettrai surement une ou deux vidéos dans la semaine, mais ne vous attendez pas à un activité blogesque  conséquente,  à bientôt.

En attendant voici deux versions de mon groupe obsession de la semaine....The Frames...je me demande encore comment je suis passé à coté de ce groupe depuis le début des années 90
La version studio  de song for someone qui est du coup  un peu fixe mais concentrez vous sur la musique, j'écoute cela à fond depuis le week-end.



et la version accoustique chantée par Glen Hansard le leader du groupe
Par Bartllebooth - Publié dans : IN THE MOOD FOR SIMPLE PLEASURES
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Dimanche 4 octobre 2009
C’est un geste à l’apparence banal, du quotidien presque.... Il est pour moi source de tourments,  de recherche sur le pourquoi d’une telle angoisse au moment du geste... acheter  une paire de chaussons.... C’est qu’on a l’air con avec des chaussons , mais l’utilité ,l’automne approchant , se fait sentir,pour ne pas salir la maison, ne pas avoir froid à ses pieds de vieux.... Il m’a donc fallu me rendre dans un magasin de chaussures, contempler un rayon qui même avec le meilleur agenceur du monde ( là on avait peut être un des plus mauvais) ressemblerait à un mouroir pour pieds et chercher le moins pire et même le choix fait, se dire que c’est le pire de toute façon... ce moment de perplexité est un abyme de désespoir pour moi à coupé un week-end fait de plaisirs si ce n’est simples, rendant au moins la vie simple et belle.

Un vendredi soir avec une sortie entre collègues, une (presque) fête pour mon départ, ( même si ce n’était pas le but de la sortie) , profiter de personnes avec qui pour certains j’ai passé plus de 7 ans et qui dans une semaine ne seront plus des collègues mais d’anciens collègues... Un début dans la cave de mon chef à méditer sur le fait que le vouvray est le vin le plus convivial du monde, puis se rendre dans un restaurant bar ( le publick house ) à Tours  pour.... Manger... Boire... Et écouter un groupe de blues.... Je l’avais presque le blues du coup à partager ce moment avec des personnes que je ne verrai plus quotidiennement..... Et une conclusion, quelque soit les prises de gueule que l’on peut avoir au travail,  derrière chaque collègue il y a un humain, et quand l’humain disparaît de l’entreprise, c’est l’entreprise elle même qui se dissout.... Rire ,se parler... se toucher et vivre.

Le coup du  blues du chausson passé, le samedi devint des plus merveilleux, ma soeur jumelle venant d’accoucher d’une petite Margot, j’en  ai eu les larmes aux yeux, que ce qu’elle désirait arrive enfin, tant de souffrances de doutes et enfin la  lumière merveilleuse de la vie... Bienvenue à toi ma reine Margot, et félicitations aux parents, tu as réussi ma soeur, que te vienne la sérénité. ce moment pu en plus être partagé avec ma mère et une de mes cousines, du coup le vouvray coula de nouveau...
Le dimanche, on trouva un château pour la nouvelle reine, Valmer, qui organisait une fête de la courge ( au moment de me présenter, on m’annonça que c’était un concours local et que mon statut de champion du monde la courge vivante  m’interdisait d’y participer.... )je pensais à Linus alors et espérait presque qu’il puisse retrouver dans ce mélange the great pumpkin, ce qu’il attendra toute sa vie de personnage de strip, cet espoir qui nous fait vivre et qui nous permet d’avancer au risque d’être déçu.
En conclusion, la chanson qui m’a obsédé tout le week-end, un groupe que je ne connaissais pas The Frames, chanson attrapée dans le premier épisode de LIFE ( j’y reviendrai sur cette série).

Par Bartllebooth - Publié dans : IN THE MOOD FOR SIMPLE PLEASURES
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Jeudi 1 octobre 2009
Finalement, ne  s’en tenir qu’à l’essentiel, la plausibilité peut être,la croyance en une histoire dont vous ne savez finalement si elle  est vraie ou pas.
Tout vous ferait dire que ce n’est « finalement » qu’un récit mais le ¼ de couverture nous rappelle que c’est le grand retour de François Bon au roman alors.... et bien alors on saisi   les mots au vent, on se laisse embarquer et vogue le navire....
Cela commence par une forme de théorie , cet incendie du Hilton et puis on suit notre narrateur ( François Bon ou le personnage de nous même que l’on se crée tous à un moment ou à un autre) . Montréal, une ville, un hôtel, un salon du livre,  des écrivains qui se connaissent ou pas, un hôtel et un incendie, un grain de sable.... un grain de sable dans un quotidien bien huilé, un quotidien amputé de 4 heures, de semi errance dans un bout de quartier, qui pourrait être là comme ailleurs, de lieux qui de nuit n’ont plus leur rôle premier et ces écrivains, ces ôtes de l’hôtel, pas vraiment pris en charge, ce qui amène des rencontres inédites, et un  changement dans le prévisible.
On suit donc cela d’un oeil amusé, François Bon nous menant dans ce lieu physique et dans son mental avec ses obsessions sur l’avenir du livre, le numérique la ville. C’est amusant, réfléchi, après y a t il eu un incendie au Hilton de Montréal ? Qu’importe, en lisant ce livre on est sur que tout cela a eu lieu.


Par Bartllebooth - Publié dans : IN THE MOOD FOR BOOKS
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